Nos conseils pour bien choisir sa tablette
7 pouces, 8 pouces, 8.9 ou bien 10 pouces ?

La grande majorité des tablettes dispose d’un écran tournant autour des 10 pouces. Tout simplement parce que l’iPad a un écran de 9.7 pouces et qu’il a la plus grosse part de marché des tablettes tactiles (50.4% des livraisons de tablettes T3 2012 contre toutefois 59.7% T2 2012, données IDC publiées le 5 novembre 2012). Les concurrents se sont également souvent attaqués frontalement à l’iPad en optant pour un écran de 10 pouces.
Toutefois, de plus en plus, le format 7 pouces tend à devenir populaire. Synonyme de mobilité, il est apparu avec la PlayBook de RIM mais surtout il a été rendu très populaire avec la tablette Nexus 7 de Google et Asus. Apple a également lancé (commercialisé dans l’Hexagone depuis le 2 novembre 2012) l’iPad Mini qui est la première tablette signée Apple à disposer d’un écran de 7.9 pouces (n’en déplaise à feu Steve Jobs). L’iPad Mini Retina est la seconde itération de cette tablette.
Il existe aussi des tablettes avec écrans de taille intermédiaire. Le constructeur Mpman propose ainsi une gamme allant de 5 pouces à 10 pouces avec des modèles dans quasiment tous les pouces.
Choisir entre 7, 8 ou 8.9 pouces et 10 pouces aura des conséquences sur l’usage que vous ferez de la tablette. Une tablette 10 pouces est plus encombrante et plus difficile à transporter mais aussi plus lourde (l’iPad Air et la Sony Xperia Z Tablet sont toutefois très légères pour des 10 pouces) : 652 grammes pour l’iPad 4 (écran de 9.7 pouces), 603 grammes pour la Nexus 10 de Google/Samsung ou 469 grammes pour l’iPad Air mais 290 grammes pour la Nexus 7 2013 de Google/Asus (écran de 7 pouces) et 331 grammes pour l’iPad Mini Retina.
Choisir l’écran est essentiel. C’est la première réflexion à mener avant l’achat. Mais opter pour un écran ne se résume pas à simplement choisir une taille d’écran. Il faut également prendre en compte la résolution de la tablette (nombre de pixels affichés pour une taille d’écran donnée) et le rapport longueur sur largeur de l’écran (nombre de pixels par colonne sur nombre de pixels par ligne).
De plus en plus, on voit des tablettes avec une résolution élevée arriver sur le marché. C’est le nouvel iPad (iPad de 3ème génération) qui a lancé la tendance avec 2048 par 1536 pixels affichés sur son écran de 9.7 pouces, soit 264 ppp (pixels par pouce). Google a répondu de façon tonitruante à Apple avec la Nexus 10 (produite par Samsung) qui affiche 2560 par 1600 pixels sur son écran de 10.055 pouces, soit près d’un million de pixels de plus que les iPad 3 et 4, et une densité de pixels de 300.2 ppp (du jamais vu encore sur une tablette avec écran de cette taille).
Toutes les tablettes ne disposent toutefois pas de ces résolutions élevées. Cependant, la résolution 720p (1080 par 720 pixels) est un minimum (même si cela est devenu un peu faible désormais pour une tablette 10 pouces). Les smartphones récents affichant fréquemment de la 720p, voire de la 1080p pour de nombreux modèles 2013 haut de gamme. Il serait dès lors regrettable d’acquérir une tablette qui affiche moins de pixels que votre smartphone.
Apple campe sur le format 4:3 avec l’iPad et l’iPad Mini. Mais de nombreux constructeurs ont opté pour le 16:9. Ce dernier choix peut se révéler judicieux notamment pour ceux qui désirent souvent utiliser leur tablette pour regarder des films. Ainsi, la surface utile est proche lorsqu’on visualise un film (en 16:9) qu’on soit sur la Nexus 7 avec écran 7 pouces 16:9 ou bien sur l’iPad avec écran 9.7 pouces 4:3.
Enfin, si vous hésitez entre 7 pouces et 10 pouces, il y a également des modèles 8 pouces mais aussi 8.9 pouces avec la Kindle Fire HDX 8.9” d’Amazon (affichant une définition de 2560 × 1 600 pixels (rapport 4:3)). Cette dernière dispose peut-être du plus bel écran encore jamais vu sur une tablette.
Le choix reste toutefois affaire de goût puisque certains préfèrent le 4:3 pour surfer sur internet.
Cellulaire/WiFi ou bien WiFi uniquement ?

De nombreux constructeurs proposent des déclinaisons de leur tablette avec une puce permettant de se connecter aux réseaux cellulaires (3G et même 4G LTE pour certaines d’entre elles). C’est le cas des iPad (compatibles 4G LTE) et de la Nexus 7 de Google/Asus (depuis le modèle 2012) proposée sans abonnement au tarif de 299€ (avec 32 Go de mémoire interne).
Toutefois, il faut avoir à l’esprit qu’opter pour une tablette avec connectivité cellulaire nécessite de prendre un abonnement dédié auprès d’un opérateur mobile puisque vous ne pourrez pas utiliser la carte SIM que vous utilisez avec votre portable.
Enfin, avec les tablettes WiFi, il est très facile de passer par votre smartphone pour accéder indirectement au réseau cellulaire. Il s’agit du “tethering” qui transforme votre smartphone en HotSpot WiFi auquel vous pouvez ensuite accéder depuis votre Netbook ou bien votre tablette. Une possibilité très intéressante et économique dans la mesure où les “Fair Use” (limite de données que vous pouvez télécharger chaque mois avec votre abonnement mobile) ont considérablement augmenté avec l’arrivée de Free Mobile (ce dernier propose 3 Go par mois).
La connectivité
Un examen attentif de la connectivité est indispensable. Nous vous en rendons compte précisément dans nos news et dans nos tests pour chaque tablette.
Dans le chapitre précédent, il était question de la connectivité cellulaire.
Mais, les tablettes permettent d’échanger avec le monde extérieur autrement.
Si vous utilisez votre tablette en mobilité, le support du GPS (et du GLONASS) est essentiel. Il n’est pas systématique. Ainsi la version WiFi de l’iPad Mini n’intègre pas une telle puce. C’est donc un point à vérifier dans les spécifications.
Sur les tablettes Android, le support du MHL et plus récemment du SlimPort (le smartphone Nexus 4 supporte ce standard) permet de relier votre appareil à un écran extérieur. L’adaptateur idoine se connecte au port microUSB de la tablette et au port HDMI de votre HDTV, par exemple. Android, depuis sa version 4.2, supporte, lui, la diffusion sans fil vers un second écran via un adaptateur dit “Miracast” qui joue le rôle de récepteur et se connecte au port HDMI d’un écran tiers.
Il faudra également veiller à ce que la tablette soit compatible avec le NFC (Near Field Communication) et le Bluetooth (la dernière version en date est la 4.0 mais la 4.1 est déjà dans les starting blocks).
La présence des ports varie également suivant les tablettes. Singulièrement, la Surface RT de Microsoft offre un port USB de taille standard tandis que les tablettes Android sont pourvues d’un port microUSB. Les tablettes d’Apple n’offrent qu’un seul port : le port à 30 pins a été remplacé par le connecteur Ligthning sur les iPad Mini et iPad de 4ème génération.
L’autonomie

On choisit avant tout une tablette et non une batterie. Toutefois, connaître la capacité de la batterie permet d’avoir une idée de l’autonomie au moins par analogie.
L’autonomie est peu ou prou proportionnelle à la taille de la batterie. C’est ce qui permet aux tablettes 10 pouces d’afficher des autonomies substantielles malgré leur écran (qu’il faut alimenter).
L’autonomie est précisée en mAh ; elle indique le nombre de milliampères qu’elle est capable de fournir en une heure. Elle peut également être précisée en watt.heure (Wh) : on passe de l’une à l’autre ainsi : mAh=Wh*1000/(tension de la batterie) (le 1000 permet de passer des ampères aux milliampères). Un watt.heure est le nombre de watts que la batterie peut fournir durant une heure.
Exemple : l’iPad Mini intègre une batterie de 16 Wh. Si on prend l’hypothèse qu’elle fournit une tension de 3.7 volts, on en déduit qu’il s’agit d’une batterie de 4 400 mAh. On peut dès lors la comparer à celles d’autres tablettes : la Nexus 7 2012 (version WiFi) par exemple qui intègre une batterie de… 4 325 mAh. La Kindle Fire d’Amazon est équipée d’une batterie de 4 400 mAh.
Les tablettes 10 pouces disposent de batteries de 8 000 mAh ou 9 000 mAh (ou plus). La Nexus 10 est alimentée par une batterie de 9 000 mAh. À titre d’exemple, l’iPad 4 (l’avant dernier iPad avec puce A6X) intègre une batterie de 42.5 Wh fournissant une tension de 3.7 volts, soit près de 11 500 mAh. Si on pousse plus loin les comparaisons, la batterie de la tablette Surface (la première itération) de Microsoft peut fournir 31.5 Wh sous 7.4 v, soit 4 257 mAh, ce qui semble faiblard pour un écran de 10 pouces ! Cependant sa résolution se limite à 720p et le nombre de pixels est donc de 0.9216 million contre 3.14 millions pour les iPad 3 et 4 (soit 3.4 fois moins de pixels à afficher).
Voilà donc une première approche pour comparer entre elles les autonomies des tablettes. C’est bien une première approche puisque le hardware embarqué et l’OS ont un rôle essentiel dans la consommation électrique. Pour exemple, une mise à jour Android peut ainsi se traduire par une amélioration importante de l’autonomie sur un appareil.
La quantité de mémoire (vive et Flash)
Ce sont deux éléments clefs pour bien choisir sa tablette.
Comme pour les smartphones, 2 Go est maintenant un minimum. La nécessité d’une mémoire vive importante va de paire avec les tâches plus sophistiquées (et donc plus lourdes) qu’on peut faire avec les appareils. L’iPad 4 et l’iPad Air (ainsi que l’iPad Mini Retina) intègrent 1 Go de RAM mais la Nexus 10 de Google/Samsung se caractérise par 2 Go de RAM. La Nexus 7 2012 embarque, elle, 1 Go de RAM tandis que la mouture 2013 de cette tablette passe à 2 Go.
Concernant la mémoire interne, le choix est d’autant plus essentiel que le constructeur vous fait payer le prix fort à chaque doublement de la mémoire Flash ; c’est souvent 100€ en plus quand on passe de 16 Go à 32 Go. Dans le cas de la Nexus 7, l’écart de prix est de 50€ entre les versions avec 16 Go et 32 Go.
Toutefois, suivant les appareils, il sera ou non possible de l’étendre grâce à un emplacement permettant d’ajouter une carte mémoire microSD. Les iPad, comme vous le savez, sont exclus de cette possibilité. Il en va de même pour les tablettes Nexus. Les tablettes Surface de Microsoft et la plupart des tablettes Android (sauf les Nexus donc) disposent d’un tel slot.
Pour un usage multimédia, il conviendra d’opter plutôt pour 32 Go tandis que si vous comptez utiliser principalement votre tablette pour surfer sur internet, 16 Go peuvent se révéler suffisants.
Processeur (CPU) et processeur graphique (GPU)

La puce qui intègre le CPU et le GPU est appelée SoC (System on a Chip). C’est l’élément central des tablettes, leur clef de voûte. Elle jette les fondations des capacités et des performances hardware du système.
Les constructeurs se livrent une véritable course à la performance. Apple a dégainé tour à tour l’A6 pour l’iPhone 5 puis l’A6x pour l’iPad 4 et enfin l’A7 pour les iPad Air et Mini Retina. Google a fait appel au Samsung Exynos 5250 (Exynos 5 Dual) pour la Nexus 10.
Les avancées technologiques en termes de finesse de gravure des composants permettent toujours plus de puissance avec moins de consommation électrique. La dernière loi de Moore est en cela respectée.
Regarder les tests de benchmark (AnTuTu, Quadrant, etc.) permet de se forger une idée sur les performances dans différents domaines. Toutefois, il reste difficile d’en tirer des conclusions définitives tant ces benchmarks mesurent des aspects précis de la performance.
De surcroît, il reste difficile de faire la comparaison à périmètre comparable. Prenons l’exemple des tablettes Nexus 10 et iPad 4. Elles se caractérisent toutes deux par des processeurs graphiques avancés : Mali T604 signé ARM dans l’Exynos 5250 de la Nexus 10 et PowerVR SGX 544MP4 signé Imagination Technology dans l’iPad 4. Le benchmark GLBenchmark donne l’avantage au dernier. Maintenant, si on examine plus précisément les choses, on constate que le GPU de la Nexus 10 est logiquement plus sollicité. En effet, il doit gérer l’affichage de 2 560 par 1 600 pixels, soit 4.096 millions de pixels contre 2 048 par 1 536 pixels, soit 3.146 millions. La différence est de près de 1 million de pixels !
Concernant le processeur, la norme est au quad coeur (Tegra 4, Tegra 3, SnapDragon S4 Pro, SnapDragon 600, 800, etc.) même si des SoC embarquent des octo-coeurs (notamment du côté de Samsung). Les performances ont toutefois bien plus progressé grâce à l’arrivée de l’architecture Cortex-A15 qui a supplanté l’architecture ARM Cortex-A9.
Petit aparté sur Qualcomm qui utilise sa propre architecture de coeur avec le Krait 400 actuellement très proche en termes de performances d’un coeur Cortex-A15.
On notera aussi qu’il existe toute une offre de tablettes low cost (à moins de 200€, voire moins de 100€) qui embarquent généralement des puces intégrant des processeurs à architecture Cortex-A8 (ancienne génération), voire maintenant Cortex-A9. Il faudra également être attentif aux tablettes équipées de processeurs RISC avec lesquelles des problèmes de compatibilité des applications Android peuvent se poser.
Enfin, Intel a fait son entrée dans le secteur de la mobilité avec de nouveaux SoC Atom au rapport performance par watt avantageux et est également présent en 2013 dans le domaine des tablettes (avec notamment la Samsung Galaxy Tab 3 10.1 pouces). Il y aussi les tablettes tournant sous Windows 8 (comme la Surface Pro de Microsoft).
APN : photos et vidéos
D’aucuns les trouvent inutiles sur une tablette. Toutefois, s’il est vrai qu’un APN au dos de la tablette n’est pas très pratique à l’usage, la présence d’un APN en façade peut être intéressante dans le rôle de webcam.
Néanmoins, si vous tenez malgré tout à disposer d’un APN de qualité au dos de la tablette, reportez vous à notre rubrique “APN principal” dans notre dossier spécial sur les smartphones.
Conclusion

Le marché des tablettes est en pleine expansion. Si Apple a régné en maître depuis le lancement du premier iPad, les choses ont évolué et d’autres constructeurs offrent des alternatives. Google avec les Nexus 7 et 10 a fait une entrée des plus remarquées dans le secteur des tablettes. La firme de Mountain View a jeté les bases d’une nouvelle tarification de produits qui restaient, il y a encore peu de temps, assez élitistes avec des prix relativement élevés. La démocratisation de la tablette est également passée par une réduction de la taille d’écran. Le marché s’ajuste et s’enrichit.
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