[La rupture tranquilou] Le PS Now ne signe pas la mort des consoles physiques

Par Fabio le

Jouer en streaming via le cloud est une bien belle idée, qui va néanmoins poser de nouvelles problématiques aux constructeurs. Et la première bataille se jouera, comme souvent, sur le front de la communication.

ps sony

John Koller est le vice président marketing chez SOE America. Ce dernier s’est entretenu avec CVG en marge du CES, au sujet de l’annonce du PlayStation Now et de la stratégie de développement de Sony pour les prochaines années. Et l’on voit bien, à travers ses réponses, que l’on reste sur un sujet sensible. Parler de révolution, oui, mais de révolution tranquille.

On sent bien que John Koller se retient un peu de lâcher les chevaux. 1) parce qu’il sait très bien que le créneau est encore au début de son exploitation, et que la technologie devra fonctionner à plein régime pour qu’elle séduise pleinement (quelques uns se sont déjà cassés les dents, on se souvient d’OnLive). 2) parce que l’idée dans les 3-4 prochaines années pour le constructeur reste de vendre le plus de PS4 possibles.

Nous sommes restés très ouverts et optimistes sur les consoles physiques. Donc je ne crois pas que le PS Now va nuire à nos futures machines. Je crois, au contraire, que ce service démontre notre volonté de nous concentrer en priorité sur le contenu (les jeux).

John Koller insiste ensuite sur la manette DualShock, qui pour lui se trouve au centre de l’écosystème.

La DualShock est l’ingrédient clé de notre dispositif, l’expérience qu’elle délivre doit être parfaite. Nous ne voulons pas utiliser les contrôles tactiles ou quelque chose comme ça, parce que les jeux procurent leur meilleure expérience avec une DualShock.

L’intégralité de l’interview se trouve à cette adresse. Si vous avez manqué un épisode, Sony a annoncé hier avoir vendu 4.2 millions de PS4 – de sa sortie au 28 décembre. Le constructeur nippon a aussi annoncé le nouveau nom de son service de streaming, le PS Now.

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