Nest : des changements dans la gestion de la vie privée, mais en transparence

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Par Olivier le

Le rachat de Nest par Google, pour la modique somme de 3,2 milliards de dollars, n’a pas fait que des heureux. Très rapidement, des interrogations ont été soulevées concernant le respect de la vie privée des utilisateurs de produits Nest.

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Et pour cause : Google a bâti son modèle économique sur la revente de ces données confidentielles à des annonceurs. Le thermostat et l’avertisseur de fumée de Nest sont dans ce domaine du pain bénit pour la régie pub du moteur de recherche : ils savent quand l’utilisateur est chez lui et connaissent ses habitudes de vie les plus intimes, des infos en or pour vendre de la pub ultra-personnalisée.

La controverse est telle, et les moqueries si nombreuses (faudra t-il un compte Google+ pour augmenter la température chez soi ?), que Tony Fadell le fondateur de Nest a immédiatement tenté d’éteindre l’incendie. Dès la nouvelle de l’acquisition, il a pris son bâton de pèlerin pour expliquer que « pour le moment », il n’y aurait pas de changement. « Les données que nous collectons ne concernent que nos produits et leur amélioration », martèle t-il.

Mais il est fort probable que cela change quand Google aura digéré Nest. Fadell a ainsi rajouté durant une conférence que s’il devait y avoir des changements, ils seraient transparents (ce qui est heureux) et qu’ils ne seraient activés que sur la base de l’opt-in, soit avec le consentement éclairé de l’utilisateur. C’est une bonne nouvelle, car Google force souvent la main des internautes – dernier exemple en date, la possibilité d’écrire à un utilisateur Google+ via son courriel, sans qu’il en ait autorisé la divulgation (une option à désactiver).

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