Ces derniers temps, on commençait à penser que, soit les programmes maison de Netflix s’amélioraient, soit on était devenus beaucoup plus conciliants, y compris côté films. Même Recalé, actuellement top 1 série de la plateforme, n’a pas jeté un froid. Puis, If Wishes Could Kill est venu nous rappeler que la vie, c’est nul.
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Un groupe de lycéens tombe sur une application capable de réaliser n’importe quel vœu. Ce qu’ils ignorent, c’est la contrepartie mortelle : 24 h après, celui ou celle qui a énoncé son souhait trouve la mort dans d’horribles souffrances. Une course contre la montre s’enclenche pour rompre la malédiction avant qu’il ne soit trop tard.

Avant de faire le vœu de regarder la série, voici nos 3 astuces pour survivre.
1/ Se préparer à des jeux d’acteurs aléatoires
Le casting d’If Wishes Could Kill oscille entre le k-drama assumé (ce qui n’est pas un défaut, attention) et le premier degré tout aussi convaincu. Sauf que les deux ne s’allient vraiment pas bien. On va donc se manger des scènes où les jeunes acteurs font un duel à qui exagérera le plus ses expressions, presque de manière comique. Il y a des ruptures de ton, de rythme, au service de dialogues particulièrement insipides, à tel point qu’on a réellement l’impression d’être face à des amateurs, et pas de la même trempe que Bandi.

Une faiblesse d’incarnation qui a un effet immédiat : nous éloigner émotionnellement de chaque protagoniste. Du moins, positivement. Pour le coup, on a retrouvé la sensation que l’on avait devant Sous la Seine ; cette envie d’être plutôt dans le camp de l’antagoniste et d’en finir avec nos lycéens le plus vite possible. D’autant que la caractérisation de ces derniers n’est pas des plus engageantes, entre archétypes et personnalités dictées par le scénario. L’héroïne, le beau gosse, la psychotique, le geek… interagissant à la fois contre la logique élémentaire et, par moments, contre l’atmosphère installée par la série. C’est souvent ridicule, constamment gênant.
2/ En profiter pour faire son ménage
À l’époque, on pensait tous que Matt Damon avait fait une boulette en révélant officiellement la stratégie de Netflix de répétition des intrigues jusqu’à plus soif. Puis, finalement, on a compris pourquoi cela n’avait pas eu de récupération : la plateforme l’assume totalement jusqu’à nous l’étaler sur le visage. If Wishes Could Kill n’a pas le scénario le plus compliqué du monde, certes. Ce n’est pas non plus ce que l’on venait chercher en soi.
Mais de là à devoir se farcir l’énonciation de l’enjeu en boucle pendant huit épisodes, au rythme de trois, quatre fois par épisode, c’est beaucoup trop. Néanmoins, cela a l’avantage de pouvoir effectivement nous permettre de vivre notre vie entre deux répétitions. D’ailleurs, petite combine pour savoir si vous devez être plus attentif sur un épisode plutôt qu’un autre : regardez la durée. En effet, les épisodes de 30 minutes auront moins d’impact sur l’intrigue que ceux de cinquante minutes. On suppose que le nombre d’épisodes de la saison était une condition dans le contrat de production, néanmoins cela en dit beaucoup sur cette incapacité à tenir une intrigue cohérente.
Pourtant, ce n’est pas comme si le show n’avait totalement rien à raconter et le prouve avec un épisode 6 plus convaincant. Le harcèlement scolaire en sous-texte devient plus frontal et aurait mérité une meilleure écriture sur la longueur. Toutes les clés narratives sont là, mais tout reste à la surface, comme s’il fallait éviter d’affronter le sujet, de peur de devenir soudain trop… qualitatif ?
3/ Se mettre la couverture devant les yeux
On se moque, on se moque, mais un peu à la manière d’Un Très Mauvais Pressentiment, on peut garder espoir que les choses s’améliorent et que le versant horrifique prenne au moins le dessus sur le vide existentiel du reste. Dans ce sens, If Wishes Could Kill ressemble davantage à un vieil épisode de Chair de Poule.

Entendons par là que la frousse n’est pas vraiment au rendez-vous, la tension non plus, à moins que vous soyez vraiment, mais alors vraiment très sensibles dans le genre. Et ce n’est pas comme si on paniquait vraiment pour notre groupe en se contentant d’un climax tout mou. Les scènes d’épouvante manquent d’énergie et d’idées, comme si, là encore, la vraie peur était d’en faire trop. En l’état, on a plus la sensation d’assister à un programme interdit aux plus de 16 ans, avec des effets particulièrement peu inspirés et bas budget. On a le sentiment que la « bêtise » inhérente à l’âge des personnages est censée servir d’excuse à la faiblesse du reste.
If Wishes Could Kill est une série qui se contente de. Contente d’en faire le minimum pour remplir la plateforme en contenu, avec l’angoisse de l’audace. Tout est plat, évident, mal incarné ou mal calibré. Bref, le seul vrai conseil de survie que l’on peut vous donner, c’est de fuir.
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