Pour le président de Take-Two (GTA, Red Dead, etc.) , Il ne faut surtout pas annualiser les grosses licences

Par Anh Phan le

C’est ce qu’a déclaré Karl Slatoff, président de Take-Two (GTA V, Red Dead Redemption, etc.) lors d’une business conférence. Une politique de développement qui tranche avec celle de gros éditeurs comme Activision ou Ubisoft.

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Il s’agit d’une part de ne pas annualiser ses licences et par ailleurs, de développer des nouvelles franchises en parallèle. Selon Karl Slatoff, il en va de la survie d’une société de jeux vidéo reconnue. 50% des ressources d’un studio devraient être allouées à la création et au développement de nouvelles IP, selon le président de Take-Two.

Ignorer l’opportunité de créer de nouvelles licences intellectuelles, de ne pas allouer une part de vos ressources pour développer ces nouveaux univers, c’est se porter un coup fatal.

A moins que ce soit un jeu de sport qui peut justifier une sortie chaque année. Mais en général, les grosses franchises ne devraient pas être annualisées. C’est peut-être un très bon moyen de faire de l’argent à court terme, mais absolument pas une bonne idée pour que la licence vive sur le long terme. C’est un aspect très important. Une licence a besoin de respirer.

On est complètement d’accord sur l’idée. On aime cette stratégie de développement, et elle a plutôt porté ses fruits pour la société américaine, ces dernières années.

Dans la pratique, il faut néanmoins pouvoir se le permettre. Si des éditeurs comme Take-Two ou Blizzard prennent leur temps pour développer leurs titres, c’est aussi parce que les ventes des jeux précédents (WoW, GTA…) le leur permettent. C’est un cercle vertueux, dans lequel peu de studios sont arrivés à rentrer.

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