Facebook fait le point sur sa politique de modération

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Par Pierre le

Facebook a aujourd’hui fait le point sur sa politique de modération. Si la politique reste la même dans l’ensemble, le réseau social a tenu à mettre les choses au point avec une page dédiée. Il y a quelques petits changements, mais dans l’ensemble, Facebook reste sur sa ligne directrice.

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Le réseau de Mark Zuckerberg indique que son réseau social doit rester (hum?) un espace d’expression où le respect et la liberté d’expression sont de mise… dans une certaine mesure. Il ne faut pas oublier que Facebook reste un réseau social américain et que comme toutes les entreprises américaines, il y a certaines choses qui ne passent pas.

En France, par exemple, nous parlons en ce moment de la liberté pour les internautes de mettre des photos de nue artistiques ou des œuvres d’art représentant des organes génitaux. Mais Facebook ne bougera pas d’un iota sa politique et tente de la défendre sur sa page.

Les utilisateurs partagent parfois des scènes de nudité dans le cadre de campagnes de sensibilisation ou de projets artistiques. Nous limitons l’affichage de scènes de nudité, car certaines audiences au sein de notre communauté mondiale peuvent être sensibles à ce type de contenu, en particulier de par leur culture ou leur âge. Afin de traiter les utilisateurs de façon juste et de répondre rapidement aux signalements, il est essentiel pour nous de mettre en place des règles que nos équipes internationales peuvent appliquer uniformément et facilement lors des examens de contenus. En conséquence, nos règles peuvent parfois être plus formelles que nous l’aurions souhaité et limiter le contenu partagé à des fins légitimes. Nous travaillons constamment pour améliorer l’évaluation de ce contenu et appliquer nos Standards.

Nous supprimons les photographies présentant des organes génitaux ou des fesses entièrement exposées. Nous limitons également certaines images de poitrines féminines si elles montrent le mamelon, mais nous autorisons toujours les photos de femmes qui défendent activement l’allaitement ou qui montrent les cicatrices post-mastectomie de leur poitrine. Nous autorisons également les photos de peintures, sculptures et autres œuvres d’art illustrant des personnages nus. Les restrictions sur l’affichage de nudité et d’activité sexuelle s’appliquent également au contenu créé numériquement, sauf si le contenu est publié à des fins éducatives, humoristiques ou satiriques. Les images illustrant explicitement des rapports sexuels sont interdites. Les descriptions verbales d’actes sexuels qui entrent dans les détails peuvent également être supprimées.

Du nu artistique, donc, mais sous certaines conditions. Conditions dictées par la pensée américaine. Par exemple, l’allaitement fait débat en ce moment aux Etats-Unis et Facebook prend position dans ce domaine en autorisant les photos de femmes défendant ouvertement ce point de vue.

Un autre domaine est également au centre des débats : les discours haineux et la présence d’organisations terroristes sur le réseau. En France, la question a fait débat, le gouvernement souhaitant interdire ce genre de choses sur les réseaux. Il est par ailleurs vrai que certaines organisation, Daesh en tête, se servent de Facebook et Twitter pour recruter et faire de l’autopromo. Une chose qui sera sévèrement punie, selon Facebook :

Nous n’autorisons pas la présence sur Facebook des organismes et des personnes qui incitent à la haine contre ces groupes protégés. Comme pour tous nos Standards, nous comptons sur la communauté pour nous signaler ce contenu. (…) Tandis que nous nous efforçons de supprimer les discours incitant à la haine, nous mettons également à votre disposition les outils pour éviter tout contenu désagréable ou offensant.

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Dans le même genre, Facebook a souvent été pointé du doigt en ce qui concerne la violence. Alors qu’une vidéo de téton est immédiatement supprimée, certaines vidéos ultra-violentes ont trouvé leur place sur la plate-forme. Facebook veut mettre fin à cette « liberté », comme le signale l’article suivant :

Facebook est depuis longtemps un lieu où les gens partagent leurs expériences et sensibilisent l’opinion sur des sujets importants. Parfois, ces expériences et ces sujets impliquent de la violence et des images explicites d’intérêt public, par exemple le non-respect des droits de l’Homme ou les actes de terrorisme. Dans de nombreux cas, lorsque ce type de contenu est partagé, c’est pour le condamner ou sensibiliser les autres sur le sujet. Nous supprimons les images explicites lorsqu’elles sont partagées par sadisme, ou pour célébrer ou glorifier la violence. Nous attendons des utilisateurs qui partagent du contenu sur Facebook qu’ils le fassent de façon responsable, notamment en choisissant qui pourra voir le contenu en question. Nous demandons également aux utilisateurs d’avertir leur audience du contenu qu’elle va voir si celui-ci implique une violence explicite.

Nous supprimons également le contenu qui exprime un soutien aux groupes impliqués dans les comportements violents ou criminels mentionnés ci-dessus. Soutenir ou encenser les chefs de ces mêmes organismes, ou cautionner leurs activités violentes, n’est pas autorisé.

Propriété intellectuelle, lutte contre l’automutilation et le suicide, menace directe… Facebook fait le point. Cela sera-t-il suffisant ? Facebook arrivera-t-il à gérer son milliard d’abonnés ? Nous verrons bien. Dans tous les cas, Facebook affirme sa volonté de lutter contre certaines pratiques. Vous pouvez consulter la totalité de la « nouvelle » politique de Facebook à cette adresse.

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