Airbus travaille sur une fusée recyclable: Adeline

Science

Par henel le

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Après Space X, c’est au tour d’Airbus de travailler sur une fusée réutilisable. Un projet nommé Adeline qui a de fortes chances de rejoindre le programme Ariane.

Réutilisable, un mot très important pour les deux firmes. En effet, le coût des fusées est très élevé. Pouvoir s’en resservir semble même vital. Elles recherchent donc un gain de temps et d’argent.

C’est ainsi que l’on apprend que le groupe Airbus a travaillé pendant plus de 5 ans en sous-marins sur le projet Adeline. L’équipe qui se penche sur le problème a trouvé une solution. Au bas du premier étage de la fusée (qui ressemble à un espèce de drone géant) sont installés des moteurs. Lanceur de son état, cette partie permet à la fois au vaisseau de décoller et à la fois d’atterrir sur la base de lancement sans encombres.

Système de guidage ultra perfectionné donc, le bas est équipé de moteurs aéronautiques et des ailettes.

Après expertise, il semblerait que les moteurs de l’appareil puissent subir entre 10 et 20 décollages. Et c’est ça le tour de force ! D’après Hervé Gilibert, directeur technique d’Airbus Space Systems:

« Avec ces innovations, on peut envisager une réduction de 30% des coûts d’exploitation des lanceurs »

Si l’on récupère la partie du bas, pourquoi ne pas aller plus loin ? Pourquoi ne pas essayer de récupérer le haut de l’engin ? La partie supérieure a pour objectif de placer les satellites dans l’espace. Sauf qu’il est à usage unique. Airbus pense s’en resservir en la transformant en remorqueur. En gros, une fois détachée et sa tache de « positionnement » effectué, elle va s’installer sur une orbite spatiale qui va se transformer en parking. Plus qu’à envoyer des « étages inférieurs » puisque la remorque est déjà sur place. Ingénieux.

Bon, ça fait rêver, mais ce n’est pas encore pour tout de suite hein. « La priorité reste le financement d’Ariane 6 et de faire décoller le lanceur européen en 2020 », rappelé François Auque, le directeur général de Airbus Space Systems. D’après lui, le premier lanceur réutilisable n’apparaîtra pas avant 2030.

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