Arrestations des cybercriminels derrière le malware bancaire ZeuS et SpyEye

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Par Elodie le

Cinq personnes ont été arrêtées en Ukraine soupçonnées d’être derrière les tristement réputés malwares bancaires ZeuS et SpyEye, dont l’un des dignes successeurs se nomme GameOverZeus.

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Découvert en 2007, le malware bancaire Zeus permet de siphonner des comptes en ligne en toute impunité grâce à des techniques telles que le phishing et autres spams. Grâce à elles, les pirates récoltaient mots de passe, identifiants, numéro de comptes bancaires et toutes informations nécessaires pour accéder à des comptes bancaires en ligne.

Grâce à l’action conjointe d’Europol et d’Eurojust, réunissant 6 pays, cinq cybercriminels ont été arrêtés entre le 18 et le 19 juin, soupçonnés de faire partie du gang responsable du développement, de l’exploitation et du déploiement des logiciels malveillants et chevaux de Troie bancaires ZeuS et SpyEye ainsi que du blanchiment de l’argent collecté. Par ailleurs, du matériel informatique a été saisi dans huit maisons réparties dans quatre villes différentes en Ukraine.

Ces malwares seraient responsables de l’infection de dizaines de milliers d’ordinateurs pour un préjudice financier évalué à plus de 2 millions d’euros. En effet, le gang aurait utilisé ces logiciels malvaillants pour attaquer des systèmes bancaires et subtiliser l’argent de plusieurs banques en Europe et hors UE.
Chacun dans leur spécialité, ils créaient les logiciels, vérolaient les systèmes, récoltaient les données bancaires et blanchissaient l’argent volé, notamment grâce à des réseaux de « mules ». « Très actif », le gang louait parfois ses services à des tiers ou recherchait de « nouveaux partenaires » pour réaliser leurs forfaits et échangeait notamment les informations d’identification récoltées, précise Europol dans un communiqué.

« Europol a travaillé avec une équipe internationale d’enquêteurs pour faire tomber un groupe cybercriminel très destructeur. C’est l’une des opérations les importantes coordonnées par l’agence au cours des dernières années », s’est ainsi félicité Rob Wainwright, directeur d’Europol.

Cette opération fait partie intégrante d’une action plus large entamée depuis 2013 par l’équipe commune d’enquête (Joint investigation team, JIT) regroupant l’Autriche, la Belgique, la Finlande, les Pays-Bas mais aussi la Norvège et le Royaume-Uni et ayant abouti à 60 arrestations à ce jour.

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