[2015] Les 5 jeux vidéo préférés de Killy

Par Redac JDGa le

Chaque membre de la rédaction revient sur ses jeux marquants de l’année 2015. Après les sélections de Fabio et Pierre, poursuivons avec celle de Killy.

5 – Pillars of Eternity (PC)

Je pourrais évoquer touts les qualités du jeu des outsiders de luxe d’Obsidian (qui n’est pas avare en soucis non plus), mais il suffit de le voir comme un Baldur’s Gate III et tout est dit. La preuve j’y suis encore. Mention spéciale : Nuclear Throne que j’ai commencé bien trop à la bourre, mais qui a réussi à démontrer une telle force d’attraction qu’il aurait sans doute pu faire partie de cette sélection. Il suffit d’écouter la musique du menu principal et… voilà c’est trop tard.

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4 – Bloodborne (PS4)

Totalement incompréhensible et aussi bien raconté qu’un conte par une clé de 12, Bloodborne n’en a pas grand chose à faire de son scénario. Il ne propose qu’une chose, son contexte et son ambiance. Mais il touche extrêmement juste, avec un monde victorien cauchemardesque, plein de tentacules, de chairs décomposées et de résidus de Chtulhu. Un univers fascinant et malsain dans lequel progresser est un plaisir masochiste. Bien plus nerveux que les Demons/Dark Souls, Bloodborne demande autant d’attention mais ajoute le style à l’exigence. Cela n’a l’air de rien, mais dans les tréfonds de Yharnam, l’illumination du gameplay est la meilleure torche.

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3 – Invisible, Inc. (PC, PS4)

Depuis la sortie de X-Com version 2012, il restait un trou dans le domaine de la tactique accessible mais punitive. Les sympathiques développeurs très doués de Klei Entertainment ont tranquillement pris la place en proposant l’un des meilleurs représentants du genre. Doté d’un univers mêlant espions 60’s customisés aux nouvelles technologies et syndicats du crime, Invisible Inc. est l’exemple parfait que le divertissement excitant ne s’arrête pas forcément à du button mashing ou à l’arcade. Organiser sa fuite, guetter au détour de chaque coin, regarder les mains moites le niveau de sécurité monter dans les tours jusqu’à l’enfer, chaque élément se place idéalement pour supporter une tension exponentielle. Paramétrable jusqu’à l’atome, Invisble Inc. se joue encore et encore pour son ambiance, son game design intestable et pour cette envie furieuse de se dépasser.

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2 – Technobabylon (PC)

L’autre grand spécialiste de l’écriture cette année est bien Technobabylon, merveille cyber-punk et utopique/dystopique suivant son amour de la technologie. Utilisant une narration à deux points de vue, le point’n click de Wadjet Eye Games pourrait être l’adaptation non officielle d’un manuscrit de Philip K.Dick retrouvé derrière une vieille armoire. Entre ses personnages mémorables, son scénario brillant de bout en bout et surtout sa science de ce sentiment très humain situé à mi-chemin entre le malaise et l’humour, Technobabylon est l’un des meilleurs représentants de la SF de ces dernières années. Bien meilleur en tout cas sur le sujet du transhumanisme que Transcendance.

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1 – The Witcher III

Dès l’annonce de The Witcher III, tout sentait l’entourloupe. Promesse d’une carte immense, d’un monde vivant, allégations diverses sur les envies des joueurs, sur la capacité à insérer une histoire et des personnages forts dans un monde ouvert, le sourire en coin était déjà dessiné. Et puis la centaine d’heures plus tard, le ventre noué par les dernières heures, encore admiratif de l’une des rares belles gestions de l’amour et de la paternité, il faut bien admettre que le jeu de CD Projekt fait partie de ceux qui marquent profondément. Roman aux innombrables pages peuplées de contes matérialisés, pépite d’écriture, The Witcher III ne se contente pas de bien faire sa checklist, il apporte un équilibre dans la notion d’open world. Bon courage aux suivants.

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