Les chiffres donnent le vertige. Le hacker a récolté les noms, e-mails, numéros de téléphone et titres de plus de 20.000 employés du FBI et du Department of Homeland Security, l’équivalent américain du ministère de l’Intérieur. En tout, ce sont 200 Go de données qui ont été subtilisées, sur le To qu’il avait sous la main.
Le site Motherboard a pu vérifier les dires du personnage, en composant simplement plusieurs des numéros de téléphone, qui correspondaient effectivement aux employés. Pour réussir cet exploit, il a fallu compromettre l’e-mail d’un salarié du Department of Justice (le ministère de la Justice). Le pirate n’a pas précisé la manière avec laquelle il y est parvenu.
Pire encore, pour « casser » le verrouillage du portail web du DoJ, il y a simplement passé un coup de fil en se faisant passer pour un nouvel employé. Le hacker a obtenu de son interlocuteur un code lui permettant de pénétrer à l’intérieur du site, en toute décontraction.
