
Aujourd’hui, prendre des photos de bonne qualité d’empreintes digitales est plutôt facile. Déjà en 2013, l’iPhone 5S a subi un traitement similaire. Les scientifiques de la MSU sont parvenus à appliquer le principe aux appareils Samsung et Huawei.
Bien sûr, n’importe quelle encre ne fera pas l’affaire. Il leur a fallu employer de l’encre Agic. Celle-ci est à base d’argent donc, conductrice. Combinée avec un papier Agic, il est possible de reproduire des circuits imprimés et dans ce cas précis, des empreintes digitales. Ces deux matériaux proviennent d’un fabricant japonais du même nom.
Les chercheurs Anil Jain et Kai Cao de la MSU ont testé quatre téléphones : un Samsung Galaxy S6, un Huawei Honor 7, un iPhone 5s, et un Meizu MX4 Pro. Pour le mobile Huawei, il aurait fallu appliquer plusieurs fois l’empreinte pour que le système marche. Mais en quelques secondes, l’affaire est pliée. Le Samsung quant à lui, s’est ouvert plus facilement encore.
Le processus n’a cependant pas marché pour le Meizu. L’iPhone quant à lui se serait laissé ouvrir la première fois, mais pas lorsque Kai Cao a voulu reproduire l’expérience pour écrire le rapport. Le chercheur se demande encore pourquoi. Certaines compagnies affirment avoir des technologies qui permettront d’empêcher ce genre de “piratage”. Goodix par exemple, dit posséder des senseurs qui peuvent détecter le flux sanguin de l’utilisateur.
En attendant, utilisateurs de Samsung, Huawei et même d’iPhone, restez prudents.