Torture, vie dans la rue… Le Batman d’Aronofsky n’aurait pas été un rigolo

Cinéma

Par Henri le

Si vous suivez l’actualité qui entoure Batman, vous devez savoir que Darren Aronofsky s’était intéressé au personnage. Et ça n’aurait pas été un tendre. C’est Frank Miller qui le dit.

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Le personnage de Batman a toujours passionné de nombreux réalisateurs. Et avant même que Christopher Nolan s’en empare avec l’excellente trilogie du Dark Knight, c’est l’américain Darren Aronofsky qui s’y était intéressé. Le magazine Heat Vision révèle qu’il avait d’ailleurs travaillé avec Frank Miller sur « Year One », un projet qui aurait permis au public de découvrir un héros beaucoup plus sombre. Trop selon Miller. Ce qui est un comble quand on connait un peu le dessinateur.

« C’était la première fois que je travaillais sur un projet Batman avec quelqu’un dont la vision était plus sombre que la mienne […] Mon Batman était trop gentil pour Aronofsky. Nous n’aurions pas arrêté de nous prendre la tête, avec moi qui dirait “Batman ne ferait pas ça, il ne torturerait personne” et ainsi de suite. »

La Warner Bros avait semble-t-il grassement payé les deux hommes, mais après la lecture du scénario, avait refusé de le tourner.

Le producteur voulait pouvoir y emmener son gamin et, avec notre film, ce n’était pas possible. Ils n’auraient jamais pu en vendre des jouets.
Il s’est d’ailleurs livré sur ce que voulait Aronofsky, et nous laisse entrevoir ce qu’aurait pu donner un tel long-métrage.

Closing Ceremony Inside - 68th Venice Film Festival

« La Batmobile était une voiture modifiée et Batman avait tourné le dos à sa fortune pour vivre dans la rue et comprendre ce que les gens vivaient vraiment. Il avait construit sa Batcave dans une partie abandonnée du métro et sa mission était vraiment de combattre le crime et la corruption. »

Quand on connait le talent de Darren Aronofsky (Requiem for a Dream, The Wrestler, Black Swan…), on se dit qu’on aurait tout de même apprécié découvrir sa vision du chevalier noir.