Pour Apple, un smartphone mal sécurisé peut entraîner une catastrophe

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Par Olivier le

Dans le combat entre Apple et le FBI pour la protection (ou pas) des données confidentielles des utilisateurs d’iPhone, il s’agit aussi et surtout de communication. Il est au moins aussi important de rallier à sa cause l’opinion publique que de convaincre la justice de la justesse de ses arguments.

Apple met tout son poids dans la bataille de l’image, avec une tribune de Craig Federighi publiée par le Washington Post. Le vice-président d’Apple s’occupe plus spécifiquement du logiciel et des systèmes d’exploitation de la marque, il est donc en première ligne sur ce front.

D’après lui, en réclamant d’Apple le déverrouillage de l’iPhone du tueur de San Bernardino, le FBI met en danger les données de tous les utilisateurs d’iPhone. Ce que veulent les forces de l’ordre signifierait un retour dommageable dans une époque moins sécurisée, estime-t-il.

Le FBI voudrait qu’Apple se contente des mesures de sécurité qui étaient présentes dans iOS 7, bien suffisantes d’après le Bureau. Or, ce qui était bon en 2013 ne l’est plus aujourd’hui : « La sécurité d’iOS 7, en pointe à l’époque, a depuis été brisée par les pirates ». Pire encore, on peut acheter des méthodes pour pénétrer dans les iPhone équipés d’iOS 7.

Craig Federighi estime que tous les maillons de la chaîne doivent être sécurisés au maximum. Si un iPhone est vulnérable, il risque d’entraîner dans sa chute le reste du réseau, par exemple dans le cas d’un réseau de transport : « Les criminels et les terroristes qui veulent infiltrer un système et pousser un réseau à la faute peuvent se contenter d’attaquer le smartphone d’une seule personne ».

Il conclut en indiquant que le pays ne peut pas se permettre de sombrer dans le chaos à cause d’une faille, et qu’il est impensable de ralentir le rythme dans ce domaine.

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