Emma Watson citée dans les Panama Papers

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Par Elodie le

L’actrice britannique, mondialement connue depuis son rôle d’Hermione Grenger dans la saga Harry Potter, voit son nom cité dans les Panama Papers, le scandale mettant en lumière un vaste système d’évasion fiscale mondial.

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Depuis le début de la semaine, les données traitées des Panama Papers ont été rendues publiques par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) à l’origine des révélations sur le site https://offshoreleaks.icij.org/.

Non sans avoir été expurgées, ainsi « La base de données n’inclura pas l’historique des comptes bancaires ou des transactions financières, des emails ou autres correspondances, des passeports et des numéros de téléphone ».

Toutefois, nombre de personnalités, politiques, hommes d’affaires ou chefs d’État impliquées ont déjà été cités dans les différents articles relayant ce nouveau scandale fiscal. De Jerome Cahuzac en passant par Michel Platini, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar, Patrick Drahi, boss d’Altice, maison mère de SFR/Numericable, le président ukrainien Petro Poroshenko, le roi d’Arabie Saoudite Salmane Al Saoud, le 1er ministre islandais Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, qui a depuis démissionné, le président syrien Bachar El Assad via son cousin, le footballeur Lionel Messi, l’acteur Jacky Chan, le président des Émirats Arabes Unis Khalifa bin Zayed ou le président russe Vladimir Poutine (via son entourage proche qui n’aurait pu effectuer certains montages sans son aval).

Depuis plusieurs heures, les médias britanniques bruissent de cette nouvelle : Emma Watson est citée dans la dernière fournée des Panama Papers mise en ligne le 9 mai par le ICIJ. C’est The Spectator qui a levé le lièvre.

La jeune femme serait la bénéficiaire d’une société offshore immatriculée dans les Iles Vierges britanniques au nom d’Emma Charlotte Duerre Watson.

Et si la nouvelle fait tant de bruit outre-Manche, c’est que l’actrice de 26 ans est, depuis quelques années, une personnalité influente de la politique britannique et américaine, notamment pour son rôle d’ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes où elle est depuis une figure du féminisme avec la campagne HeforShe.

Son porte-parole a rapidement reconnu l’information, mais précise que cette société a été créée pour « protéger son anonymat et sa sécurité ». L’actrice ne recevrait « aucun avantage fiscal ou monétaire de cette société offshore ».

« Emma, comme beaucoup d’individus, a monté une compagnie offshore dans le seul but de protéger son anonymat et sa sécurité. Les entreprises britanniques sont obligées de publier publiquement les détails sur leurs actionnaires et ainsi, ne donnent pas un anonymat nécessaire pour protéger sa sécurité personnelle, qui a été mise en péril à cause de telles informations rendues publiques par le passé. »

Le communiqué se termine ainsi : « Les entreprises offshore ne publient pas les détails à propos de leurs actionnaires. Emma n’a, à aucun moment, reçu des avantages fiscaux ou financiers de la part de cette structure offshore – seulement des avantages en lien avec sa vie privée. »

Posséder un compte offshore n’est pas un acte illégal en-soi ou la preuve d’un comportement illégal. Toutefois, la polémique enfle outre-Manche et la vindicte populaire fait déjà son œuvre sur les réseaux sociaux. Si le premier ministre britannique David Cameron a pu s’en sortir sans la moindre égratignure, son image en a toutefois un peu pâti, Miss Watson peut espérer une même issue.