Lancement réussi pour la station spatiale chinoise Tiangong-2

Espace

Par Malo le

La Chine vient de lancer sa deuxième station spatiale hier. Appelée Tiangong-2, l’installation succède à un prototype mis en orbite il y a quelques années et permettra à l’agence spatiale chinoise de réaliser de nouvelles expériences dans l’espace.

source : www.news.cn
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Hier, la Chine propulsait avec succès son embryon de station spatiale Tiangong-2. La fusée Longue Marche-2FA a décollé à 16h04 depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, situé dans le désert de Gobi. Tiangong-2 (littéralement « Palais Céleste ») fixera son orbite à 400 kilomètres du sol environ. « Elle pourra accueillir deux astronautes pour une durée de 30 jours » a précisé Wu Ping, directrice adjointe du bureau de l’ingénierie spatiale habitée. Ils arriveront en novembre 2016 à bord du vaisseau Shenzhou 11.

Tiangong-2 prendra progressivement la relève de Tiangong-1, un prototype de base spatiale plus petit lancé en 2011 pour expérimenter le rendez-vous spatial automatique en orbite et la vie à bord. Cette dernière est déjà engagée dans un processus de désorbitage qui la précipitera dans l’atmosphère fin 2017.

À l’intérieur de Tiangong-2 seront conduites des expériences relatives à la médecine, à la physique et à la biologie, concernant notamment la transmission de clés quantiques, les horloges atomiques spatiales et la recherche sur les tempêtes solaires.

Un retard toujours conséquent sur les États-Unis

Et cette station spatiale « miniature » n’est qu’une étape. À long terme, le but de la Chine est d’envoyer une station spatiale plus conséquente à partir de 2018. Elle se nommera Tiangong-3 et il faudra attendre 2022 avant qu’elle ne soit entièrement assemblée. Cette installation accueillera trois astronautes pour une durée de six mois. C’est une prouesse sachant que l’ISS (Station Spatiale Internationale) a une capacité de six personnes pour un séjour de 3 à 6 mois. Et celle-ci est gérée par plus de 15 pays !

Mais la Chine a beaucoup de retard à rattraper sur son concurrent direct : les États-Unis. En plus de financer l’ISS à hauteur de 80 %, le pays présente déjà des ambitions pour envoyer l’homme sur Mars.

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