En Australie, les aigles ne veulent pas des drones et le font savoir

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Par Henri le

Les drones sont parfois utiles, mais ne plaisent pas à la faune locale australienne. Et les aigles du pays n’ont pas l’intention de se laisser déranger plus longtemps. « Oiseau de proie » n’est pas un terme à prendre à la légère. Et l’arpenteur australien Rick Steven n’a pas mis longtemps à s’en rendre compte. Le pays […]

Les drones sont parfois utiles, mais ne plaisent pas à la faune locale australienne. Et les aigles du pays n’ont pas l’intention de se laisser déranger plus longtemps.

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« Oiseau de proie » n’est pas un terme à prendre à la légère. Et l’arpenteur australien Rick Steven n’a pas mis longtemps à s’en rendre compte. Le pays est déjà connu pour composer avec tout un tas d’espèce plus ou moins dangereuse au sol, mais les rapaces semblent également particulièrement redoutables.

Chasseur de drones

Comme l’explique le site Mashable, Steven utilise les drones pour créer des modèles 3D des mines de St Ives, situées dans la région de Goldfields-Esperance. Cela permet de mieux orienter les travailleurs qui peuvent parfois y rencontrer des conditions météorologiques extrêmes.

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Seulement cette zone est farouchement gardée par des aigles bien décidés à défendre leur espace aérien. Ces animaux sont particulièrement territoriaux, et peuvent donc être très agressifs s’ils se sentent menacés. Comme vous allez le voir dans la vidéo, leur réponse est rapide et brutale.

Lorsqu’il voit un drone dans le ciel, il le considère comme une menace empiétant sur leur zone.

Tentative de camouflage

Cette milice du ciel lui coûte sacrément cher puisque chacun de ces drones coute environ 7400 dollars sans compter la caméra qui est fixée à ces derniers. Steven a donc eu l’idée de se servir de leur petite taille pour les camoufler en leur donnant les couleurs d’un très jeune aigle. Une méthode qui a fonctionné… Un moment.

Les aigles l’ont laissé passé sans le considérer comme une menace. Cette solution a fonctionné pendant environ 50 vols, mais certains ont compris qu’il ne s’agissait pas d’aiglon.

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Ils ont donc continué à les traquer en les faisant tomber « comme des pierres » au sol. Désemparé, il a donc décidé d’utiliser ses drones très tôt le matin.

Je sais que les aigles aiment voler lorsqu’il fait chaud. Comme ce sont de gros oiseaux, il est plus simple pour eux de se déplacer quand l’activité thermique est plus forte. C’est pour cela que nous volons le matin désormais. Si on commence à 6 h 30, on peut effectuer nos vols sans encombre. Mais si je vois un seul aigle, j’annule tout.

Voilà qui devrait refroidir les amateurs de drones dans les régions (heureusement peu habitées) où ces majestueux oiseaux vivent. Il arrive donc que la nature dicte encore ses lois.