Mais au fait, comment faisaient les avions de la Première Guerre Mondiale pour tirer à la mitrailleuse sans détruire l’hélice ?

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Par Jules le

Pour répondre à cette question qui hante nos nuits depuis un siècle, l’équipe de Slow Mo Guys s’est fendue d’une vidéo montrant comment faire feu sans risquer de pulvériser son propre avion.

mitrailleuse

Si la Première Guerre mondiale a été une boucherie sans nom, elle fait aussi figure de première guerre moderne. Blindés, lance-flammes, pistolets-mitrailleurs et armes chimiques ne sont qu’un échantillon des innovations en matière d’armements. La « Der des der » marque aussi l’avènement de l’aviation militaire. Pendant que l’infanterie se faisait massacrer dans la boue des tranchées et no man’s land, les pilotes, véritables « rock stars » de l’époque, se livraient des duels sans merci dans les cieux à bord de leur Fokker Dr. I et Nieuport 11. Mais comment faisaient les pilotes pour faire feu sur l’adversaire sans déchiqueter leur hélice à la première rafale ?

Tirs synchronisés

Ici, il n’est nullement question de réflexes incroyables, même s’il fallait être particulièrement adroit pour sortir vainqueur d’un duel aérien, mais de mécanique. L’aviateur et entrepreneur néerlandais Anthony Fokker a mis au point, durant le conflit, un système de synchronisation. Le crantage entre le moteur et la détente de la mitrailleuse permet le déclenchement du tir, alors que le système pneumatique, lui, joue sur la pression des gaz dans le moteur. Ce dernier agit alors à son tour sur la détente de l’arme pour régler sa cadence.

Comme le montre le duo de Slow Mo Guys, la mitrailleuse Vickers (datant de la Première Guerre) tire dès que sa ligne de vue n’est plus obstruée par une pale. Lorsque les deux hommes désactivent la synchronisation, plusieurs balles traversent l’hélice lors de la session de tir. Si les pales ne se désagrègent pas, on vous laisse imaginer l’état après une heure de combat.