[Alors on regarde ?] Iron Fist : que vaut la nouvelle série de super héros de Netflix ?

Série

Par Feel le

La nouvelle série Iron Fist diffusée sur Netflix dès aujourd’hui va nous relater les aventures de Danny Rand, aka Iron Fist. Véritable machine de guerre, cet expert des arts martiaux va avoir fort à faire en revenant à New York après quinze ans d’exil forcé. Héritier de la fortune Rand ? Schizophrène ? Imposteur ? Qui est vraiment Danny Rand ?
Décryptage.

Ce n’est un secret pour personne, le projet commun de Netflix et Marvel est de nous amener petit à petit vers une série Defenders, qui regroupera Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage… et Iron Fist. C’est donc tout naturellement que nous découvrons aujourd’hui la nouvelle série Iron Fist. Enfin, quand je dis « nous », je veux dire « vous », puisque pour notre part nous avons eu la chance de pouvoir visionner en avant-première les six premiers épisodes, et donc d’en savoir un peu plus sur l’intrigue et la façon dont nous est dépeinte le personnage de Danny Rand.

Alors autant vous le dire tout de suite, ça risque de spoiler un petit peu. Vous êtes prévenus.

Milliardaire aux pieds nus

Lorsque la série commence, nous découvrons un Danny Rand à la cool, habillé en lin et pied nus dans les rues de New York. Très vite, il est révélé qu’il n’a pas que la tenue de zen, mais aussi l’état d’esprit. Une sorte de Golden Child sans Eddie Murphy. Danny Rand, la trentaine à peine engagée, est donc de retour à New York, où il compte bien reprendre sa place d’héritier de l’empire Rand, une entreprise brassant plusieurs milliards de dollars. Seul problème : Danny Rand est mort il y a quinze ans, dans un tragique accident d’avion au-dessus de l’Himalaya. Il va donc devoir commencer par prouver son identité, ce qui n’est pas facile quand on ressemble à un clodo et qu’on parle de dragons, de temples situés dans des dimensions parallèles, et de monastères où l’on a appris à devenir une arme vivante. Ce sont d’ailleurs les enfants de Harold Meachum, l’associé de son père qui ont repris les rênes de l’empire Rand, depuis la mort de leur père. Vous suivez ? Non, parce que ça se complique après, donc si vous avez déjà du mal, ça va être difficile…

Je suis Danny Rand ! Enfin je crois…

Ce début de saison nous met face à un Danny Rand adulte, mais avec la candeur d’un enfant. En gros, ce qui est vrai pour lui lui semble totalement acceptable pour d’autres. Cela ne lui paraît pas risqué de parler de son apprentissage à K’un L’un, un temple sacré situé dans une dimension parallèle, à un psychiatre qui le croit complètement fou et doute même de son identité. D’ailleurs, sur ce point, le premier épisode fait énormément penser à ce que les auteurs de comics ont fait récemment avec Marc Spector, le Moon Knight. Les connaisseurs apprécieront, tant le cliffhanger de fin du premier épisode est similaire à l’ambiance de la série du plus célèbre schizo encapé.

Ce doute sur l’identité du protagoniste ne dure toutefois pas bien longtemps et s’estompe dès le second épisode. Ce qui persiste, par contre, ce sont les visions qu’a Danny. Visions de son passé, de la mort de ses parents, et de son maître, qui ne l’a formé que pour une seule chose : détruire The Hand. Mais si, vous savez, le fameux clan de ninjas que Daredevil et Elektra ont affronté encore et encore durant la seconde saison de l’Homme sans peur. Eh bien voilà, l’élu destiné par l’univers à leur coller une peignée définitive est arrivé, et il a des cheveux blonds bouclés.

A-Ya !

Très rapidement, Danny va faire la rencontre de l’autre personnage clé de cette première saison, la jolie et non moins redoutable Colleen Wing. Professeure d’arts martiaux sans-le-sou, elle participe de temps en temps à des combats clandestins de MMA, pour plier du colosse et ramasser quelques billets, quitte à briser un peu le code du Bushido. D’abord méfiante, elle finira par faire confiance à Danny et les deux vont se rapprocher progressivement, dans une relation assez indescriptible. Une sorte d’attirance évidente qui sera toutefois stoppée par la déclaration que fera Danny pendant un repas en tête-à-tête-à-tête (oui parce qu’à un moment, il faut bien placer Claire, l’infirmière qui fait le lien entre toutes les séries), lorsqu’il avouera avoir fait un vœu de chasteté en intégrant le monastère qui a fait de lui le Iron Fist de cette génération. Moins de temps pour les bisous, plus pour les mandales. Ouais !

Mais d’ailleurs, c’est quoi, un Iron Fist ? C’est juste un être humain hyper balèze en arts martiaux, capable de canaliser tout son chi (l’énergie qui circule dans notre corps) en un seul poing (ce jeu de mots incroyable). Pratique quand on a besoin de péter des murs et qu’on a oublié sa masse, cette capacité va le sortir de moult situations compliquées. Et si l’on sait déjà qu’il ne portera pas son costume durant cette saison, ne vous inquiétez pas, vous allez avoir pleinement le loisir de voir Iron Fist en action.

Bagarre !

Difficile en effet d’imaginer une série basée sur un super héros adepte des arts martiaux, sans y voir une multitude de combats. Et Danny Rand ne sera pas le seul à enchaîner les chorégraphies JackieChanèsques, puisque Colleen passera elle aussi une bonne partie de son temps d’image à distribuer des coups de poing, de pied ou de sabre d’entraînement à quiconque croisera sa route sans user des formules de politesse habituelles. Colleen est d’ailleurs un personnage intéressant, une adepte du code du Bushido… mais à temps partiel. Attachée à des valeurs fortes, mais sachant s’en éloigner quand la situation – ou le scenario – le demande, Colleen est un personnage qui casse avec les codes de la James Bond girl qui n’est que le faire-valoir du héros. Et même si elle n’est pas aussi forte que son homologue masculin, elle parvient à tenir tête à tout un tas de brutes avec une facilité déconcertante. Ça et une personnalité de femme forte et indépendante, en font une héroïne qui tient la route.

Quand à Joy et Ward Meachum, les amis d’enfance de Danny, devenus co-présidents de l’empire Rand, le traitement qui leur est accordé est là aussi intéressant. On ne sait jamais vraiment si on les déteste, les apprécie, les prend en pitié ou voudrait juste les voir disparaître dans une colonne en béton, façon Al Capone. Ward, par exemple, est d’abord présenté comme un fumier de première, un arriviste haineux et détestable, avant de révéler ses faiblesses, creusées par des années de manque d’attention par un père lui-même cassé à la racine.
Harold, le papa, dont on apprend rapidement qu’il n’est pas mort, mais vit caché dans une tour d’argent, et œuvre pour le compte du clan de The Hand, semble d’une complexité qu’il risque d’être difficile de développer en une seule saison. Serait-ce une indication qu’il sera une némésis récurrente d’Iron Fist ? Dans le contexte de la série en tout cas, cela ferait sens.

Marvel’s Iron Fist

Iron Fist est donc une surprise intéressante, un ajout curieux mais logique à l’univers Marvel/Netflix, dont on attend de voir le développement. Si vous aimez la bagarre, les coups de pied vrillés et les séries qui permettent de se reposer le cerveau, branchez-vous devant Iron Fist, dès le 17 mars, avec des chips et à boire, et préparez-vous à enchaîner les épisodes.