Une anguille robotique pour détecter et mesurer la pollution des eaux

Robots

Par Auré le

Développé par l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) pour permettre aux chercheurs d'analyser plus rapidement et plus efficacement le degré de pollution des cours d'eau, Eel...

Développé par l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) pour permettre aux chercheurs d’analyser plus rapidement et plus efficacement le degré de pollution des cours d’eau, Eel Robot est comme son nom l’indique : une anguille synthétique composée de plusieurs modules équipés de différents capteurs physiques, chimiques et biologiques.

Capable de sillonner les lacs et les rivières à la place des chercheurs, cette étrange créature mécanique modulaire recherche et identifie les sources de pollution présentes dans les eaux. En fonction des objectifs des chercheurs, chaque module peut être remplacé par un autre disposant de capteurs adaptés aux besoins.

Les scientifiques peuvent donc personnaliser l’anguille à leur guise en intégrant par exemple des capteurs biologiques comme des cellules de poissons, de minuscules crustacés appelés Daphnia ou des bactéries pour voir si celles-ci réagissent à la présence de toxines dans l’eau. D’autres modules physiques et chimiques permettent quant à eux de tester la conductivité de l’eau, sa température et bien d’autres paramètres.

Itinéraire préprogrammé et transmission des données en temps réel

Durant l’analyse, les données sont transmises en temps réel sur l’ordinateur du chercheur. Bien qu’à l’heure actuelle il soit toujours nécessaire de préprogrammer l’itinéraire de l’anguille, ses créateurs espèrent par la suite en faire un robot aquatique autonome en mesure d’analyser mais aussi de détecter de lui-même les sources de pollution. Enfin, contrairement aux robots dotés d’hélices, cette anguille a l’avantage de ne perturber en rien la vie aquatique.

Encore en développement, les chercheurs n’ont pour l’instant testé que les capteurs physiques et chimiques à l’extérieur. Ils espèrent néanmoins déployer leurs capteurs biologiques en situation réelle dès cet été.

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