Lionsgate veut encore exploiter Hunger Games et Twilight et désire les voir arriver plus rapidement sur les plateformes de VOD

Cinéma

Par Perrine.s le

Lionsgate ne souhaite pas s’arrêter sur les succès de ses sagas Hunger Games et Twilight. Le studio vient d’annoncer qu’il aimerait voir d’autres histoires de ces deux univers et aurait aussi pour projet de proposer plus tôt les films sur les plates-formes de vidéo à la demande, ce que les propriétaires de cinéma ne voient pas d’un bon œil.

Jon Feltheimer, le PDG de Lionsgate a annoncé à Wall Street que son studio n’était pas prêt à lâcher les crédits de ses franchises Twilight et Hunger Games. Au contraire, il prévoit même de développer les deux univers à coup de spin-off et autres aventures, dès qu’ils auront reçu le feu vert des deux auteures, à savoir Stephenie Meyer pour Twilight et Suzanne Collins pour Hunger Games. « Il y a beaucoup d’autres histoires à raconter, et nous sommes prêts à les raconter, quand les créateurs seront prêts à raconter ces histoires » a déclaré Feltheimer mardi lors d’une conférence téléphonique trimestrielle avec les hommes d’affaires de New York.

L’arbre qui cache la forêt

Le patron de Lionsgate a encore d’autres idées en tête derrière ce projet. Son ambition est en effet de faire en sorte que ces futurs films soient bien diffusés au cinéma, mais qu’ils puissent également paraître plus rapidement sur les plateformes de VOD. Pour ce faire, le studio compte s’associer avec des propriétaires de cinémas afin de proposer au public de voir les films des semaines ou des mois plus tôt sur des plates-formes à la demande. D’après lui, la seule chose qui reste à faire, c’est de réunir les personnes concernées « dans une même pièce tous ensemble ».

Une idée freinée par la loi

L’ennui, c’est que ce genre de petite réunion semble être bien compliquée à réaliser, puisque cela frôle l’illégalité. Jusqu’à présent, les studios et distributeurs sont tenus de discuter ensemble sur un seul film à la fois. Le faire pour plusieurs reviendrait à enfreindre les lois antitrust. Il faudrait donc une autorisation spéciale du Département de la Justice des États-Unis .

La vraie raison derrière ce projet

Avec cette possibilité de visionner plus tôt des films récents tout en restant chez soi, les studios souhaitent ainsi conquérir le cœur des spectateurs qui ont de jeunes enfants et qui vont moins souvent au cinéma. D’après eux, cela permettrait à ces parents de continuer à voir les dernières nouveautés sans attendre des mois leur sortie en DVD ou Blu-ray. Les studios sont d’ailleurs tellement charmés par l’idée et par les revenus que cela pourrait générer, qu’ils se disent déjà prêts à réduire les bénéfices des propriétaires de cinéma.

Pourtant ce projet ne réjouit pas autant ces derniers qui craignent (à juste titre) que cela menace les cinémas, puisque les gens attendront un peu plus longtemps pour voir le film chez eux, au lieu de se déplacer dans les salles obscures. Malgré la grogne qui va sûrement encore faire parler d’elle, le PDG de Lionsgate espère expérimenter le tout dans les douze prochains mois et estime que : « Je pense que ça va arriver. Je pense que ça serait génial pour la société ». Un concept forcément alléchant pour le consommateur, mais qui a très peu de chance de voir le jour en France, la sortie des films sur les plateformes de SVOD étant particulièrement contrainte par la chronologie des médias.

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