Sharknado 5 : Quelques questions au sympathique Ian Ziering, héros dejanté de la saga

Cinéma

Par Henri le

Le cinquième épisode de Sharknado s’apprête à être diffusé sur Syfy le 10 aout prochain, et montre que cette franchise aux forts accents de nanar a su trouver son public. Présent depuis le premier épisode, Ian Ziering incarne Finley Shepard, le héros malgré lui de ce délire cinématographique.

Conscient de la nature de cette saga, il a répondu à quelques-unes de nos questions avec humour. Ça tombe bien, c’est un élément essentiel de Sharknado 5.

1) Quelle a été la véritable raison de se lancer dans le premier Sharknado ?

Hum… Pour payer ma mutuelle santé ! J’ai lu le script et j’ai trouvé ça très mauvais. Il y avait beaucoup de trous scénaristiques, colmatés avec des effets spéciaux. Étant donné que ces derniers sont souvent très chers, et que c’était un film à micro budget, je ne pouvais pas imaginer quelque chose de qualitatif. J’ai donc compris que cela allait être un sacré challenge. Le fait que l’on me propose ce rôle seulement quatre jours avant le tournage m’a fait penser que quelqu’un venait d’annuler. Parce que tu ne caste pas un film… Quatre jours avant de le tourner ! Mon ego aimerait que je sois le premier choix, mais je suis assez confiant sur le fait que ce n’était pas le cas. J’ai dit à ma femme « Chérie, je ne peux pas faire ce film, c’est terrible ». Elle avait ma première fille dans ses bras et elle attendait la seconde, et m’a répondu : « Oh si, tu dois aller bosser ! ». En gros, j’ai fait ça pour l’équipe… [Rires]. Mon premier job, c’est d’être mari et père.

2) Comment est l’ambiance sur le plateau ? Est-ce que vous vous amusez bien ?

On ne filme que pour dix-huit jours, donc on doit vraiment être concentré. Mais en même temps, regarde ce qu’on filme ! Il arrive forcément qu’on s’amuse, amis lorsque la caméra tourne, on redevient sérieux. Car il n’ya pas beaucoup de temps. On doit avoir nos images, nos scènes, faire notre journée et avancer. Donc tout le monde vient sur le plateau très concentré quand même. Ce n’est d’ailleurs pas que le cas des acteurs, puisque c’est la même chose pour l’équipe technique, qui change selon les pays qu’on visite. Je peux dire que j’ai rencontré des équipes de production vraiment fantastique dans le monde entier. J’étais souvent impressionné. Hollywood n’est pas qu’à Los Angeles… Hollywood est dans le monde entier désormais. Ce niveau de professionnalisme ressemble à un état d’esprit général.

3) Même quand vous filmez des requins… Dans une tornade ?

Ouais ! On dirait que c’est un concept qui rassemble un paquet de monde ! [Rires]

4) Est-ce qu’Anthony C. Ferrante est très exigeant avec ses acteurs ? Comment se passe le travail avec lui ?

Il est assez strict et fait toujours en sorte d’avoir TOUS les plans qu’il veut. Mais il nous laisse une forme d’espace pour ajouter notre propre nuance, pour rendre les personnages plus authentiques. À l’avant comme à l’arrière de la caméra, on se respecte assez pour se faire confiance et faire notre travail respectif.

5) Pouvez-vous expliquer les raisons qui ont fait le succès de la franchise ?

Il y a des films qui coûtent des centaines de millions de dollars, et qui n’arrivent pas à saisir l’esprit, ou au moins la popularité, qu’a réussi à créer Sharknado. Encore une fois, c’est incompréhensible, mystérieux. Pourquoi ? Je ne sais pas ! J’aimerais te dire que c’est à cause de moi mais je sais mieux que quiconque que c’est un mélange de plusieurs ingrédients qui, pour je ne sais quelles raisons, a permis de créer une recette divertissante.

6) En quoi cet épisode est-il différent des autres ?

Hum… C’est une tornade mondiale ! On a attaqué la Californie, New York, on est parti dans l’espace… Et là c’est… Des requins… Dans une tornade… Mais dans le monde entier ! Mais je ne sais pas ce qu’il restera à détruire dans le prochain !

7) Peux-ton s’attendre à un sixième épisode ?

On ne sait jamais ! [Rires]