Phillips a développé une technique pour éviter de pirater les films au cinéma

Cinéma

Par Henri le

Même si les screeners sont de moins en moins utilisés, Phillips a peut-être trouvé un moyen pour empêcher les gens de filmer dans les salles obscures....

Même si les screeners sont de moins en moins utilisés, Phillips a peut-être trouvé un moyen pour empêcher les gens de filmer dans les salles obscures.

Le piratage fait beaucoup de mal à l’industrie cinématographique. Du moins, c’est ce que ses représentants déclarent souvent. Depuis des années, certains pirates n’hésitent pas à filmer les oeuvres directement dans les salles pour les rendre disponibles le plus vite possible après leur sortie. Si le résultat est rarement convaincant, la marque Phillips a néanmoins trouvé un moyen pour empêcher ce type d’agissements.

« Les principaux studios de cinéma perdent beaucoup d’argent en raison du piratage. L’industrie mondiale du cinéma, les distributeurs, les salles de cinéma, les magasins de vidéos et les opérateurs de pay-per-view, perdent chaque année des milliards de dollars à cause du piratage »

La firme s’est en partie basée sur sa technologie Ambilight, qu’elle utilise depuis longtemps sur ses téléviseurs et qui consiste à générer un halo lumineux derrière l’écran. Il s’agirait ici de projeter une lumière sur la toile, directement dans la salle de diffusion, comme l’explique le site TorrentFreak.

La modulation de la fréquence de cette dernière par rapport à la fréquence d’affichage du film engendre en effet un problème de synchronisation sur l’image captée par une caméra ou un smartphone. Cette technique rend donc caduc ce genre d’enregistrement.

La projection de cette lumière ne perturbera pas les spectateurs étant donné que la couleur de cette dernière change en fonction de ce qui se passe dans le film. Un procédé efficace, mais qui requiert un calibrage différent pour chaque long-métrage, ou un système d’analyse en temps réel du contenu.

La marque estime que cela pourrait être une solution plus envisageable que d’installer des caméras, qui nécessitent la présence de personnel supplémentaire. Mais pour le moment, aucun groupe de cinéma n’a annoncé vouloir utiliser cette nouvelle méthode.