[On a testé] Virtual Adventure, l’expérience VR qui se donne les moyens d’être immersive

Ville de Geeks

Par Jules le

Journal d’exploration – Entrée 1 : On a reçu ce matin notre ordre de mission. Notre équipe doit embarquer à bord d’un vaisseau spatial pour enquêter sur l’ECLIPSE I, une navette d’exploration qui a coupé tout contact avec la Terre après s’être approchée d’un monde inconnu. Problème, nous sommes encore coincés à Paris, le bus devant nous emmener sur le pas de tir étant coincé par une manifestation des forains.

Journal d’exploration – Entrée 2 : Une heure et demie après l’horaire prévu, nous voilà enfin dans le centre commercial Carré Sénart, situé à Lieusaint en Seine-et-Marne (77). Ne vous laissez pas avoir par le calme du lieu, il abrite les locaux de Virtual Adventure. Là, les organisateurs de la mission nous divisent en groupe de quatre. Notre escouade fraîchement constituée, nous sommes entraînés vers l’une des trois salles de jeu.

Après quelques mots et consignes de sécurité de la part de notre maîtresse de jeu, nous enfilons nos combinaisons, à savoir un casque HTC Vive, ses deux manettes, un backpack MSI et une paire de capteurs pour les pieds. Pour mener à bien notre tâche, nous sommes répartis en duo et emmenés dans des pièces de 15m².

Journal d’exploration – Entrée 3 : Ok, ça sent VRAIMENT mauvais. Mon binôme et moi, fiers membres de l’équipe rouge, sommes partis explorer le vaisseau ECLIPSE I, pendant que l’équipe bleue est restée sur notre appareil, l’ECLIPSE II, pour nous donner des instructions et nous guider.

Après avoir assisté à une superbe éclipse solaire, nous sommes tombés sur un cadavre dans le cockpit. Et une fois que nous sommes parvenus à redémarrer le générateur principal, cette horreur s’est levée et enfuie dans un conduit d’aération. Quelque chose ne tourne pas rond dans ce vaisseau.

VR l’immersion et au-delà…

N’ayant pu mettre la main sur le reste des journaux d’exploration, on se gardera de vous divulgâcher la fin de cette aventure longue de 35 minutes. Mais une fois sorti de l’expérience, le constat est là : Backlight et Virtual Adventure n’ont pas lésiné sur l’immersion.

Avec le jeu en lui-même pour commencer. Backlight a mobilisé plus d’une cinquantaine de personnes pendant 1 an pour développer Eclipse. Fort de graphismes convenables pour ce type d’expériences, le jeu brille par son ambiance sonore, et notamment au niveau du SFX. Entre les parois qui grincent, les pas qui résonnent sur l’acier, on a vraiment l’impression d’être dans un vaisseau vide. D’autant que les développeurs ont eu la bonne idée de ne pas abuser des effets spéciaux et autres jumpscares pour surprendre le joueur.

Le point le plus immersif de Eclipse reste la modélisation complète des avatars. Attention, il ne s’agit pas d’une simple modélisation du casque ou des mains, mais bel et bien du corps dans son intégralité. On se surprend donc à évoluer dans une salle du vaisseau en prenant soin de ne pas entrer en contact avec l’autre joueur.

Les décors alternent entre zones vastes, telles que le jardin, et exigües comme la salle de cryogénie. Les énigmes, elles, restent abordables, mais vous demanderont quand même d’user un peu votre matière grise.

… Malgré une contrainte technique

Virtual Adventure et Backlight ont également misé sur les décors réels pour immerger. La pièce dans laquelle se déplacent les joueurs est vide, ce qui n’est en rien surprenant puisque toute l’aventure se déroule à travers le casque VR. Mais pour simuler l’utilisation d’un ascenseur ou d’une plateforme mobile, plusieurs moteurs miniatures, chargés d’émettre des vibrations, ont été intégrés dans le sol. On ne vous cache pas notre surprise lorsqu’ils se sont activés pour la première fois.

Bien que dans sa globalité, l’aventure proposée par Virtual Adventure et Backlight nous a permis de passer un bon moment et de constater que la réalité virtuelle possédait un avenir dans le monde de l’escape game, elle n’est pas exempte de défauts.

Au niveau de la durée par exemple. En effet, l’aventure gagnerait à durer cinq voire dix minutes de plus, ne serait-ce que pour compenser le “wow effet” chez les visiteurs peu coutumiers de la réalité virtuelle. L’autre souci est plus à imputer à la technologie en elle-même qu’aux organisateurs.

Chaque pièce n’est équipée que de deux boîtiers Vive Lighthouse, qui galèrent à suivre et retranscrire parfaitement les mouvements des deux joueurs. Il nous est aussi arrivé de ne pas pouvoir résoudre une énigme, car la pièce s’est mal resynchronisée, les capteurs étant dépassés. Un problème dont sont conscients les maîtres de jeu, qui n’hésitent pas à débloquer une énigme insoluble, et que les développeurs s’évertuent à corriger.

Virtual Adventure, Carré Sénart, 3 allée du Préambule 77127 LIEUSAINT. Tarifs : du lundi au vendredi entre 10h et 18h : Équipe de 2 : 31€/Joueur, Équipe de 3 : 26€/Joueur, Équipe de 4 : 21€/Joueur. Du lundi au vendredi de 18h à 23 h, samedi et dimanche : Équipe de 2 : 35€/Joueur, Équipe de 3 : 30€/Joueur, Équipe de 4 : 25€/Joueur.

2 réponses à “[On a testé] Virtual Adventure, l’expérience VR qui se donne les moyens d’être immersive”

  1. Les ligthouse 2.0 résoudront le problème, avec la possibilité d’utiliser plus de 2 lighthouse et des distances de tracking plus grandes.

  2. Petite rectif 🙂 L’équipe de Backlight a produit avec une team de 15-20 personnes en 3 mois et non une cinquantaine en 1 an 😉 Merci Journal du Geek pour l’article en tout cas il est top !

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