Le robot-chien de Boston Dynamics ouvrira une porte, même si un homme l’agresse

Robots

Par Jules le

Probablement jaloux de la politesse du SpotMini, un homme armé d’une crosse de hockey a tenté d’empêcher le robot-chien de Boston Dynamics d’ouvrir une porte. En vain.

La semaine dernière, Boston Dynamics montrait au monde à quel point son robot quadrupède jaune était plus courtois que la plupart des humains de cette planète. En effet, le robot-chien, lorsqu’il est équipé d’une pince et d’un bras articulé, est désormais capable d’ouvrir une porte. Et il ne se prive pas de sa nouvelle compétence pour rendre service à ses pairs.

Prendre la porte

Apparemment, l’humanité, un brin rancunière, a décidé de ne pas en rester là. Dans une nouvelle vidéo publiée par le constructeur américain, on peut voir un homme armé d’une crosse de hockey en train d’essayer d’empêcher le SpotMini d’ouvrir sa porte. Une lutte qui tourne rapidement en défaveur de l’assaillant, puisque malgré ses assauts répétés, le SpotMini parvient à ouvrir et passer la porte.

Vous l’aurez compris, le but de cette séquence est de montrer la résistance du SpotMini à un traitement violent. Reste qu’il est pour le moment impossible de savoir à quel point le SpotMini est autonome. Ce comportement résulte-t-il des algorithmes du robot, ou d’un téléopérateur humain ?

Si l’on s’en tient à la description de la vidéo, un humain pilote le robot jusqu’à la porte, puis lui ordonne de se débrouiller tout seul pour l’ouverture. L’homme reprend le contrôle seulement si le robot dévie de sa tâche initiale. Interrogé par Wired, Noah Ready-Campbell, PDG de Built Robotics, estime que « téléopérer un robot pour qu’il se comporte de telle façon est particulièrement difficile. »

Certains regretteront peut-être que l’agresseur ne se soit pas opposé plus franchement au SpotMini d’ouvrir cette porte. L’engin devant coûter plusieurs centaines de milliers de dollars, on  comprend cependant que Boston Dynamics n’ait pas sorti le fusil à pompe pour flatter l’ego de quelques robots-sceptiques.

Source: Wired