Sundar Pichai martèle au Congrès que Google n’est pas biaisé et que les utilisateurs ont le contrôle de leurs données

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Par Corentin le

Entendu par les législateurs de la Chambre, le PDG de Google Sundar Pichai défend la politique d’utilisation des données personnelles et la potentielle maniplation des résultats de recherche de son entreprise.

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Le PDG de Google Sundar Pichai est entendu par la House Judiciary Committee, ou le Comité judiciaire de la Chambre en français. L’exécutif du géant américain de la recherche est auditionné par les législateurs sur un thème précis “Transparence et responsabilité : Examiner Google et ses pratiques de collecte, d’utilisation et de filtrage des données“. Plusieurs problématiques telles que le possible développement de Google sur le marché chinois ou le piratage des données de Google+ sont sur la table.

Mais l’un des autres points sujet à controverse depuis plusieurs mois est l’utilisation des données personnelles. Alors que de récentes découvertes en la matière conduisent plusieurs experts à conclure que Google viole la vie privée de ses utilisateurs, Sundar Pichai défend les pratiques de son entreprise. Selon lui, les utilisateurs ont le contrôle des renseignements que Google possède à leur sujet. “Pour les services Google, vous avez le choix du type d’informations collectées et nous les rendons transparentes“, a-t-il répondu au président de la commission judiciaire de la Chambre, Bob Goodlatte.

Vers une GDPR américaine ?

La réalité que tout le monde connait, c’est que (presque) personne ne lit les conditions d’utilisation et que ces dernières ne sont pas toujours claires pour le profane. La méconnaissance générale de ces informations pousse certains membres du Congrès à faire adopter une loi sur la protection des données personnelles, similaire à la GDPR instaurée depuis plusieurs mois en Europe.

Dans le même temps, la question de la neutralité des résultats de recherche a été abordée. Le représentant républicain Lamar Smith a demandé au PDG de Google si la société était en mesure de manipuler les résultats de recherche. Il s’est appuyé sur un rapport indiquant la potentielle “dissimulation de voix conservatives“, question que les démocrates ont qualifié de “fantaisie imaginée par certains conservateurs“. Pichai a quant à lui répondu qu’il n’était “pas possible pour un employé ou un groupe d’employés de manipuler nos résultats de recherche” et affirme que Google “n’est pas biaisé“.

Des questions ont également été posées sur le projet d’un moteur de recherche Google censuré pour la Chine, Dragonfly. Pichai s’est montré particulièrement évasif sur ce sujet, affirmant le ce projet n’était “qu’exploratoire“, et qu’il n’y avait aucun projet de lancement pour le moment.