Dagoma s’engage pour enrayer la prolifération des armes imprimables

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Par Gregori Pujol le

Les imprimantes 3D sont une véritable révolution. Grâce à elles, il est possible de tout imprimer à domicile : des objets de décoration, des figurines ou bien même des prothèses. Pour y parvenir, il suffit de télécharger les fichiers sources parmi des millions d’objets disponibles en ligne.

Malheureusement, parmi ces objets se trouvent les fichiers de véritables armes à feu. Accessibles sans restriction et en quelques clics, n’importe quel possesseur d’une imprimante 3D peut fabriquer chez lui en quelques heures des armes fonctionnelles intraçables et indétectables.

Intraçables car les armes à feu imprimées en 3D ne comportent aucun numéro de série. Indétectables car elles sont fabriquées à partir de plastique et passent ainsi les contrôles de sécurité sans aucune difficulté. Alors que la France est l’un des pays les plus restrictifs en matière d’armes à feu, celles imprimées en 3D échappent à toutes formes de contrôle.

Pour enrayer la diffusion des fichiers sources d’armes, DAGOMA s’engage et lance l’opération “Les Armes Inoffensives”. Le principe est simple : les véritables fichiers d’armes à feu ont été téléchargés puis modifiés pour qu’aucune des pièces ne puisse s’emboîter avec une autre, rendant l’arme une fois imprimée totalement inoffensive.

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Pour que ces fichiers soient considérés comme des vrais par les internautes souhaitant obtenir une arme, toutes les modifications réalisées sont imperceptibles à l’œil nu : poids, aspect, nom, composition. Puis ces fichiers ont été diffusés là où les originaux se trouvaient : forums, sites, plateformes de modèles 3D.

Des centaines de fichiers modifiés ont été postés sur Internet afin de rendre les véritables fichiers extrêmement difficiles d’accès, décourageant ainsi les internautes souhaitant se fabriquer un pistolet ou une arme semi-automatique. À ce jour, les fichiers ont été téléchargés plus de 13 000 fois. Soit autant d’armes qui une fois imprimées seront totalement inoffensives. Et pour prolonger son engagement, Dagoma développe un détecteur de fichiers 3D d’armes sur son logiciel afin d’empêcher leur fabrication sur ses imprimantes.