Uber dévoile le salaire de ses chauffeurs en France

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Par Corentin le

Uber décide de dévoiler au grand jour toutes les données et statistiques concernant ces chauffeurs, en particulier leur salaire horaire et mensuel théorique.

Les chauffeurs de VTC Uber sont-ils bien payés ? Dans la tourmente juridique depuis l’acharnement des taxis parisien pour concurrence déloyale, le géant américain du VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) numéro 1 dans l’hexagone a décidé d’être transparent. A partir d’un sondage de Kantar TNS d’octobre 2018 auprès de 1600 chauffeurs, la compagnie vient de dévoiler une grande quantité de données jusqu’ici confidentielles ou inconnues.

Le chauffeur ne touche réellement que 36% du prix d’une course

Première donnée, le chiffre d’affaires horaire médian est de 24,81 euros, ce qui est plutôt élevé. Mais c’est loin d’être ce que le chauffeur touche. Une fois la commission versée à la plateforme (25%), les frais de service, la TVA et les cotisations sociales, il ne lui reste plus que 9, 15 euros dans sa poche. Un chauffeur Uber ne perçoit donc réellement qu’à peine plus du tiers du prix de la course que vous aurez payée. A titre indicatif, le smic horaire net en France en 2019 est de 7,72 euros.

Uber, bon ou mauvais élève ?

Uber révèle également que le salaire mensuel médian d’un chauffeur est de 1 617 euros, en tenant compte du fait que « le temps de travail des non-salariés » médian est estimé à 45,3 heures par semaine. Uber défend ces données en précisant que le revenu médian des non-salariés du secteur n’est que de 1 430 euros mensuel, et chute même à 1 110 euros pour le « transport public particulier » d’après les statistiques de l’Insee.

On découvre également d’autres statistiques intéressante sur le profil des chauffeurs. Tout d’abord, la Peugeot 508 est le véhicule de prédilection  pour les chauffeurs Uber en France, Ensuite, le profil type d’un chauffeur Uber est âgé de 39 ans et est titulaire dans 37% des cas d’un bac+2 ou supérieur. Les raisons les plus fréquemment évoquées pour expliquer ce choix de profession sont « l’indépendance » à 89%, et le fait d’être « son propre patron » pour 81% des profils.

Source: Capital