Apple Watch : une étude menée par la firme et l’université de Stanford confirme l’utilité médicale de la montre

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Par Corentin le

Menée par Apple et l’université de Stanford, une vaste étude des données de rythme cardiaque collectées par les Apple Watch confirme l’intérêt potentiel de l’appareil dans la détection de problèmes de santé.

Apple et la Stanford University School of Medicine ont publié les résultats d’une étude sur l’analyse des pulsations cardiaques des personnes équipées des montres connectées Apple Watch.

L’étude financée par Apple et menée en 2017 sur 419 093 participants sur une période de 8 mois a révélé qu’environ 0,5% d’entre eux, soit 2000 personnes, souffraient d’un rythme cardiaque irrégulier. Ces personnes ont été alertées par des médecins qui ont été invités à faire une consultation. Les personnes ont été munies d’un électrocardiogramme sur une période de suivi pouvant durer jusqu’à une semaine pour vérifier les données collectées par les Apple Watch.

En comparant le rythme cardiaque relevé par l’Apple Watch et l’électrocardiogramme, les chercheurs ont pu constater que les données étaient correctes dans 71% des cas. Par ailleurs, 84% des personnes qui ont reçu des notifications signalant un rythme cardiaque irrégulier se sont avérées souffrir de fibrillation auriculaire, sur les 57% des personnes qui ont pris consultation chez un médecin après avoir reçu le signalement sur leur Apple Watch.

Autrement dit, l’étude menée par Apple et Stanford tend à confirmer l’intérêt de bracelets et montres de ce type dans le suivi de la santé. Mieux, ils pourraient “être utilisés pour prévenir la maladie avant qu’elle ne frappe“, précise Dr Lloyd Minor, doyen de la Stanford School of Medicine. D’autant plus que ce type d’objets connectés tend à rapidement se perfectionner en collectant des données toujours plus précises grâce à la multiplication des capteurs.

La performance et la précision que nous avons observées dans cette étude fournissent des informations importantes alors que nous cherchons à comprendre l’impact potentiel de ces technologies sur le système de santé” a déclaré le Dr Marco Perez, professeur agrégé de médecine cardiovasculaire. “Des recherches plus poussées aideront les gens à prendre des décisions plus éclairées en matière de santé.