« Si vous voulez me chevaucher, il faut me tirer les cheveux » : des hackeurs font dire n’importe quoi aux trottinettes Lime

Urban Mobility

Par Remi Lou le

En Australie, certaines trottinettes du service Lime se sont mises à parler. Non, la révolution des trottinettes électriques n’est pas en marche, mais des hackeurs sont simplement parvenus à pirater les haut-parleurs de l’engin.

En début d’année, certaines trottinettes électriques comme la Xiaomi M365 se sont révélées vulnérables face à des hackeurs pouvant prendre le contrôle du deux-roues à distance. Cette fois, le piratage s’apparente plutôt à une blague de mauvais gout qu’un hack pouvant s’avérer dangereux pour l’utilisateur.

En Australie, des petits malins ont réussi à prendre le contrôle sur le système sonore des trottinettes Lime et à les faire parler. Vous vous doutez bien qu’avec un tel pouvoir, les hackeurs n’ont pas fait réciter du Shakespeare aux trottinettes, mais plutôt des phrases à caractère sexuel.

Quand les trottinettes de Lime se mettent à parler

D’ordinaire, les haut-parleurs des trottinettes de Lime ne servent qu’à émettre un son lorsque le deux-roues est verrouillé ou déverrouillé, ou simplement à indiquer à l’utilisateur où elle se trouve. Cependant, il semblerait que ce petit dispositif sonore puisse servir à d’autres fins.

Comme le montre cette vidéo partagée par Channel Seven, les hackeurs sont parvenus à pirater le système sonore des trottinettes Lime, et à les faire balancer des phrases impromptues aux utilisateurs du service comme « Si vous voulez me chevaucher, il faut me tirer les cheveux », ou encore « Ne m’emmenez pas, parce que je n’aime pas me promener ». Alors qu’un utilisateur terminait sa course et déposait sa trottinette, celle-ci s’est mise à dire « non, où allez-vous ? »

Lime estime que ce piratage n’est “pas drôle”

« Nous savons que huit scooters Lime de Brisbane ont vu leurs fichiers audio modifiés par des vandales qui les ont enregistrés sur le fichier audio existant avec des propos inappropriés et offensants […] Ce n’est pas intelligent, ce n’est pas drôle et c’est un peu comme changer une sonnerie » a déclaré Nelson Savanh, directeur des affaires publiques de Lime dans l’État du Queensland en Australie.

Pour l’heure, la société n’a pas communiqué la façon dont les hackeurs ont pu prendre possession de l’engin. Seuls huit véhicules sont concernés. Ils ont tous été retirés de la circulation et la firme va certainement corriger la faille de sécurité très prochainement.

Source: Gizmodo