Huawei : Des « backdoors » trouvées dans des équipements fournis à Vodafone d’après un rapport de Bloomberg

Sécurité

Par Amandine Jonniaux le

Malgré les démentis réguliers de Huawei, le rapport de Vodafone, rédigé entre 2009 et 2010, et publié il y a quelques heures par Bloomberg fait état de plusieurs problèmes identifiés sur les équipements fournis par le constructeur chinois pour équiper plusieurs millions de foyers italiens et d’entreprise en internet fixe. Des problèmes notamment caractérisés par des fonctionnalités cachées permettant à la marque d’obtenir un accès non autorisé au réseau fixe du pays.

Crédits Tianya 1223 via Pixabay CC

Selon les informations publiées aujourd’hui par le site Bloomberg, des fonctions cachées dans les équipements de la marque Huawei auraient été découvertes par l’opérateur britannique Vodafone. Fonctions qui auraient potentiellement pu permettre au constructeur chinois d’accéder au réseau internet fixe en Italie il y a une dizaine d’années. Même si ces révélations ne constituent pas des preuves en elles-mêmes, ces nouvelles informations ne font que relancer un peu plus les suspicions d’espionnage industriel autour de la marque.

Malgré les démentis réguliers de Huawei, le rapport de Vodafone, rédigé entre 2009 et 2010, et publié il y a quelques heures par Bloomberg fait état de plusieurs problèmes identifiés sur les équipements fournis par le constructeur chinois pour équiper plusieurs millions de foyers italiens et d’entreprises en internet fixe. Des problèmes notamment caractérisés par des fonctionnalités « cachées » qui auraient pu ouvrir un accès non autorisé au réseau fixe du pays.

Huawei riposte dans la tension générale

Même si ces failles ont été résolues depuis déjà plusieurs années, ces révélations interviennent dans un contexte déjà tendu au Royaume-Uni, seulement une semaine après des fuites révélant l’accord de Theresa May avec Huawei pour participer, en partie, au déploiement de la 5G dans le pays. Un accord signé malgré de nombreuses réserves de la part de la communauté internationale, et même de plusieurs membres du gouvernement britannique. De son côté, Huawei a tenu à répondre à ces révélations, indiquant qu’il s’agissait d’erreurs techniques et non pas de fonctionnalités délibérément conçues pour fournir un accès. « Il s’agissait de problèmes techniques et ces derniers ont alors été identifiés et corrigés, a indiqué la société à ZDNet. La définition d’une backdoor renvoit à une vulnérabilité délibérément intégrée afin d’être exploité. Il ne s’agissait pas de cela. Il s’agissait de problèmes techniques que nous avons corrigés« .