
Les conducteurs de deux-roues étaient spécialement visés par cette expérimentation menée par la police dans l’Essonne, sur un tronçon de l’A126, entre l’A6 et l’A10 vers Wissous. Le résultat est allé au-delà des espérances des policiers : 64 infractions relevées en deux heures, avec à la clé des PV (135 €) et des points en moins sur les permis.
Lourd bilan
L’axe en question, long de 2 km, est particulièrement accidentogène. On a ainsi déploré un mort et un blessé grave ces quatre dernières semaines ; en dix ans, le bilan est de sept morts. Et ce sont tous des motards… Si des drones ont été déployés à cet endroit, c’est que le tronçon est dépourvu de bas-côtés, rapporte Le Parisien. Impossible donc pour les policiers de se positionner physiquement à cet endroit.
Les drones lancés à l’assaut des conducteurs imprudents volaient à 30 mètres de hauteur (pas plus en raison de la proximité avec l’aéroport d’Orly). « C’est une nouvelle technologie dont nous allons nous servir de plus en plus souvent, dans des endroits différents », a expliqué le major Bernard, de la CRS de Massy. D’autres lieux sont maintenant envisagés, alors que des tests similaires ont déjà eu lieu dans plusieurs départements d’Ile-de-France.
Cette opération sur l’A126 a été très médiatisée pour une raison simple : les motards et les automobilistes doivent savoir qu’ils peuvent être surveillés n’importe où, et pas seulement depuis la route. La peur du gendarme existe toujours…