Huawei travaille déjà sur un OS alternatif nommé HongMeng OS

Android

Par Henri le

Si vous suivez un tant soit peu l’actualité high-tech, vous devez savoir que les relations entre Huawei et les États-Unis ne sont pas au beau fixe. Mais la firme chinoise n’a pas l’intention de se laisser abattre.

Huawei est dans une situation particulièrement délicate. Suite à un décret de l’administration Trump, la marque va perdre le droit d’utiliser Android sur ses smartphones, ainsi que tous les services liés à Google. Un véritable coup de tonnerre qui fragilise bien sur les ambitions du chinois, mais aussi de nombreuses entreprises américaines.

Comme nous vous l’expliquions hier, Huawei, qui est aussi un géant des réseaux dont les infrastructures sont utilisées aux US, dispose de 90 jours pour s’organiser. Durant ce laps de temps, la marque va pouvoir utiliser une « Licence Générale Temporaire » pour mettre à jour ses smartphones.

Une décision qui ne semble pas faire trembler le constructeur, qui réalise pourtant la moitié de ses ventes à l’étranger. Ren Zhengfei, le fondateur de la marque, s’est exprimé sur la question à la télévision d’état (via le South China Morning Post). Selon lui, l’entreprise s’attendait à une telle décision.

« Nous avons sacrifié l’intérêt personnel d’individus et de familles pour le bien d’un idéal : être au sommet du monde. […] Pour y arriver, il fallait bien en passer par un conflit avec les États-Unis un jour ou l’autre. […] La licence temporaire américaine de 90 jours n’a pas beaucoup d’impact sur nous. Nous sommes prêts. »

Des déclarations plutôt fermes qui laissent entendre qu’elle a pris des mesures en amont. Le média chinois Global Times a d’ailleurs révélé que son propre système d’exploitation, nommé « HongMeng OS » allait progressivement remplacer Android.

Il pourrait être lancé entre l’automne et le printemps prochain sur tous les produits de la marque, et sera compatible avec toutes les applications Android. Le CEO Richard Yu aurait en effet partagé cette fenêtre de sortie dans un groupe privé sur WeChat.

Il y a de fortes chances que la firme se base sur une version open source d’’Android, dénuée de l’écosystème de Google. Pour remplacer le fameux Play Store, elle pourrait peut-être remettre au gout du jour son application « App Gallery » en facilitant le portage des applications entre les deux services (et ouvrir le marché chinois à de nombreux développeurs). Quoi qu’il en soit, les prochaines annonces de la marque vont être passées au peigne fin.