Youtube écoute les créateurs et modifie la procédure de réclamation de droits d’auteurs

Sur le web

Par Remi Lou le

Appelés « strike » ou encore « claim », les revendications des titulaires de droits d’auteur sont devenues une véritable plaie pour les créateurs de contenus sur YouTube. La plateforme semble malgré tout prendre en compte les remarques des youtubeurs et modifie sa procédure, en permettant notamment aux créateurs de supprimer a posteriori le passage de leur vidéo posant problème.

Jusqu’à présent, YouTube laissait les pleins pouvoirs aux ayants droits sur sa plateforme. Parfois, une petite séquence d’une durée d’une ou deux secondes dans laquelle on entend une musique en arrière-plan pouvait suffire aux ayants droits pour réclamer des droits d’auteurs, privant ainsi le créateur de ses revenus. La vidéo était alors entièrement monétisée au profit des détenteurs des droits de la séquence identifiée, et ce même s’il s’agit d’un extrait extrêmement court noyé dans une longue vidéo, quand elle n’était pas tout simplement retirée de la plateforme.

Forcément, cette politique a donné des sueurs froides aux créateurs de la plateforme, craignant à chaque vidéo publiée qu’un tiers revendique des droits d’auteurs. Dans le paysage des youtubeurs francophones, on peut notamment citer Frederic Molas, alias Joueur du Grenier sur YouTube, qui n’a cessé de pester contre cette pratique du « strike » sur Twitter.

Il est désormais possible de supprimer le passage qui pose problème

Il semblerait que YouTube ait finalement écouté les complaintes des créateurs, en rendant plus compliquée la réclamation des droits d’auteurs. Ainsi, les ayants droits devront dorénavant indiquer avec exactitude le time-code dans lequel le contenu leur appartenant apparaît dans une vidéo. Auparavant, toute la vidéo recevait une réclamation, ce qui compliquait régulièrement la tâche des créateurs qui ne savait parfois pas pourquoi des droits étaient revendiqués sur l’une de leurs vidéos. Cette fois, ils auront davantage d’informations pour contester la réclamation en connaissant précisément le passage qui pose question.

Mais ce n’est pas tout, car, en mesure de déterminer à quel instant précis de la vidéo un contenu protégé apparaît, YouTube proposera désormais aux créateurs d’éditer directement la vidéo, soit en supprimant l’extrait qui pose problème, ou simplement en ajoutant des images ou des musiques par-dessus.

Bien sûr, tout n’est pas parfait, et cela n’empêchera pas les titulaires de droits d’auteur de continuer à multiplier les strikes, notamment car c’est YouTube qui discute directement avec les ayants droits, ce qui est loin d’être équitable. C’est tout de même une bonne nouvelle pour les créateurs, qui auront au moins la possibilité de conserver la monétisation sur leurs vidéos en supprimant un passage précis.