L’ascension du Mont-Blanc d’Eric Woerth déclenche les moqueries sur Twitter [MàJ]

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Par Remi Lou le

L’actuel député de l’Oise a publié une photo de lui en pleine ascension du Mont-Blanc sur Twitter, visiblement pour partager sa passion pour l’alpinisme. Sauf que les utilisateurs de Twitter ont noté plusieurs détails qui laissent penser que la photo a fait l’objet d’un recadrage.

[MàJ] CheckNews s’est penché sur la photo largement condamnée sur Twitter en se renseignant sur le lieu où le cliché a été pris, et il se pourrait bien que la photo soit en réalité authentique.

Actuellement député de la 4ème circonscription de l’Oise et ancien ministre du Travail dans le gouvernement de François Fillon, Eric Woerth déchaine les passions sur Twitter. L’homme politique a posté ce lundi 12 août un cliché de lui en pleine ascension de l’Aiguille d’Argentière sur le Mont-Blanc, afin de partager sa passion pour l’alpinisme. Sauf que la photo a rapidement fait le tour du réseau social à l’oiseau bleu et déchainé les passions des internautes, qui n’hésitent pas à mettre en doute ses capacités d’alpiniste. En effet, certains détails du cliché n’ont pas échappé aux internautes, si bien qu’ils sont nombreux à affirmer qu’Eric Woerth n’est absolument pas à la verticale en train d’escalader un impressionnant massif, mais plutôt jonché sur le sol, à genoux. La photo aurait été retourné de sorte à ce qu’Eric Woerth paraisse être en pleine ascension. Le premier détail qui intrigue, c’est la languette de la veste du député, qui est dirigée vers le sol.

Ce qui surprend plus c’est qu’on peut distinguer deux silhouettes dans un coin de la photo qui semblent être en train de marcher… sur le même pan de glace escaladé par Eric Woerth.

Et forcément, quand Twitter s’empare d’une photo, il ne faut pas attendre longtemps avant qu’elle ne soit détournée de toutes les manières possibles. On vous laisse savourer.

Certes, les détails sont plutôt troublants, mais le député de la 4ème circonscription de l’Oise s’est malgré tout défendu dans les colonnes du Parisien et affirme que son cliché n’a pas été recadré. « Je peux appeler mon guide de haute montagne pour qu’il en atteste », a-t-il indiqué, tout en précisant que les deux silhouettes qu’on peut apercevoir en bas de la photo ne sont pas sur le même pan du glacier que lui, mais « 200 mètres plus bas, là ou le glacier se redresse. »

Par ailleurs, l’Office de haute montagne, contacté par CheckNews de Libération, a bel et bien indiqué que la photo n’a rien d’anormal. « L’angle et la lumière, tout est cohérent avec ce qui est posté sur le compte Twitter de Monsieur Woerth. C’est une voie qui est encore parcourue en ce moment, une pente à 45 à 50 degrés, où il vaut mieux en effet se tenir sur les crampons. Tout est normal. »

Quand aux deux personnes qui avancent debout à l’arrière-plan, ce serait effectivement un détail qui découlerait de l’agencement de la pente, décrite comme « raide à la fin, à 40 ou 45 degrés sur 400 mètres », note le site Altituderando, comme repéré par Libération. Cette vidéo tournée au même endroit montre par ailleurs plutôt bien le phénomène.

10 réponses à “L’ascension du Mont-Blanc d’Eric Woerth déclenche les moqueries sur Twitter [MàJ]”

  1. Perso le détail qui m’a sauté aux yeux c’est la corde en bas à droite de la photo, c’est une corde anti-gravitationnelle si on s’en tient a ses propos.

  2. Et si vous avez déjà « fait » le Mont-Blanc vous savez que c’est une « bavante ». Une randonnée longue et fatiguante mais sans difficulté. Pas d’ascension à la verticale !!!

  3. Les politicards sont des menteurs? Impossible! Je pensais que tout ce qu’ils disaient était 100% vrai et vérifié.

  4. Tout simplement parce que ça ne discrédite en rien la photo: une corde ravalée qui descend sur une parois inclinée, ça donne effectivement ce type de résultat.

  5. Tout à fait…
    Mais l’article fait une confusion entre la montagne « le mont Blanc » et le « massif du Mont-
    Blanc » (noter la différence d’orthographe :-).

    Woerth
    ne fait pas l’ascension du mont Blanc (et pas du « Mont-Blanc »), mais de
    l’aiguille d’Argentière, citée comme étant le sommet grimpé, qui
    comporte bien des passages à 45/50°.

    Et elle est dans (et non pas « sur ») le massif du Mont-Blanc, à 18 km au nord-est du mont Blanc.
    Après, l’orientation, vers le bas ou le haut, ainsi que le cadrage peuvent accentuer ou diminuer la perception de la pente…

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