Intel dévoile ses nouveaux processeurs Comet Lake

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Intel a dévoilé aujourd’hui ses processeurs Comet Lake. Ils seront moins dédiés au gaming que les Ice Lake présentés au début du mois (gravés en 10nm). A la place, ils sont plutôt destinés à prendre place dans une workstation ou dans un ultrabook. Malgré une architecture en 14nm, ils font partie de la Gen 10 au même titre que les Ice Lake. Et ce n’est là que le premier des nombreux points qui peuvent porter à confusion dans la nomenclature et les caractéristiques techniques de ce nouveau segment.    

La famille Gen 10 n’en finit plus de grandir chez Intel : dites bonjour à la gamme Comet Lake, avec ses huit nouveaux représentants à la nomenclature toujours aussi peu intuitive. Contrairement aux Ice Lake, gravés en 10nm, tous ces nouveaux processeurs seront gravés en 14nm. Cela n’en fait pas des chips de seconde zone, mais il leur manquera bel et bien certaines caractéristiques inhérentes à l’architecture 10nm. Par exemple, ces nouveaux processeurs ne seront certainement pas aussi efficaces en termes d’économies d’énergie. Ils n’embarquent pas non plus l’impressionnant chipset graphique Gen11 de la série Ice Lake, arrivée ce mois-ci. A la place, ils sont dotés de la version 9.5 et de l’architecture Skylake, qui commence malgré tout à vieillir.

© Intel via Tom’s Hardware

Il ne faut donc pas s’attendre à pouvoir profiter de jeux récents sans carte graphique dédiée avec ces processeurs Comet Lake. Pas évident de s’y retrouver avec deux gammes en apparence distinctes, avec des architectures et des environnements différents, rassemblés sous un même pavillon “Gen10”.

Une série pensée pour les workstations

Contrairement aux Ice Lake qui embarquent un maximum de quatre cœurs pour huit threads, les Comet Lake auront droit jusqu’à 6 coeurs et 12 threads, en plus d’une clock speed maximale largement supérieure (4,9 GHz contre 4.1 GHz !). Tom’s Hardware relève que cette répartition pourrait générer quelques confusions puisqu’en pratique, l’architecture Ice Lake est plus rapide pour des taches légères, qui ne pousseront pas le multithreading dans ses retranchements.

© Intel via Tom’s Hardware

Ces caractéristiques divisent cette 10ème génération en deux branches distinctes : les gamers devraient se diriger vers les modèles Ice Lake, tandis que les Comet Lake sont plus indiqués pour la productivité à base de tâches lourdes tirant parti du multithreading. On pense au montage vidéo, au data crunching, aux réseaux neuronaux…

Et si cette distinction ne suffisait pas, la nomenclature elle-même est à s’arracher les cheveux. Les modèles Ice Lake ne comprennent pas d’identifiant U- (“low power”) et Y- (ultra-low power) dans leur nom, mais les Comet Lake, eux, seront explicitement divisés en séries U- et Y- !

© Intel via Tom’s Hardware

Les Comet Lake i7 devraient également prendre en charge la mémoire LPDDR4x (la version portable de la DDR4). Plus d’excuses de la part des fabricants pour abandonner définitivement la DDR3… sauf sur les versions i5 et i3 qui devront se contenter de DDR3, ce qui ajoute encore à la confusion. On note également que sur la série U , la quantité de RAM maximale en dual-channel passe de 16 à 32GB. Au niveau de la connectique, ils bénéficieront du même support pour le Thunderbolt 3 et le WiFi6 que les autres processeurs de la 10e génération.

D’après Intel, ces processeurs commenceront à équiper des machines d’ici la rentrée. The Verge imagine que certains Comet Lake pourraient mener à un afflux d’Ultrabooks aux performances impressionnantes (+41% par rapport aux anciens chips de la série U selon Intel) mais au prix revu à la baisse, ou dans du matériel comparable comme des Surface ou MacBook.