Facebook veut laisser la place à une plus large liberté d’expression

politique

Par Felix Gouty le

Lors de son discours sur la liberté d’expression, Mark Zuckerberg s’est exprimé sur les dilemmes posées par les publicités politiques et les « deepfakes ».

Le récent discours de Mark Zuckerberg à l’université de Georgetown n’a pas apporté l’éclaircissement escompté. Le PDG de Facebook avait en effet promis de s’exprimer sur la liberté d’expression afin d’apporter des réponses sur les positions du réseau social envers la diffusion grandissante de publicités politiques, parfois mensongères, à l’orée de l’élection présidentielle américaine en 2020. L’intervention de Mark Zuckerberg précède, par ailleurs, sa prochaine audience au Congrès sur les activités de Facebook.

D’un côté, comme il l’a confié au Washington Post après son discours, il avoue craindre lui-même une « érosion de la vérité » induite par une « accumulation excessive de contenus » politiques sur les fils d’actualité des utilisateurs américains. De l’autre, il soutient son désir de ne pas transformer le monde « en un lieu où il est uniquement possible de s’exprimer sur des sujets déclarés ‘vrais’ à 100% par les géants du web ». En somme, concernant la guerre des publicités politiques sur les réseaux sociaux, Mark Zuckerberg privilégie « le camp de la plus large liberté d’expression ». Le fondateur de Facebook a aussi adressé le dilemme des « deepfakes » (auxquels le Journal du Geek a consacré un dossier complet il y a quelques mois). Il a assuré que la firme travaillait actuellement sur la finalisation d’une politique officielle de leur traitement.

Pour les anglophones, le Washington Post a retranscrit l’intégralité de son discours.