Cet étrange trou noir de notre galaxie ne devrait pas exister

Espace

Par Julie Hay le

Baptisé LB-1, le trou noir stellaire a une masse 70 fois supérieure à celle du Soleil. Sa simple existence remet en question toutes les théories sur le sujet.

Les trous noirs sont encore un mystère pour les scientifiques qui les étudient. La récente découverte de LB-1, dont la masse est 70 fois supérieure à celle du Soleil, bouleverse les théories sur l’évolution des étoiles. En règle générale, les trous noirs de type stellaire sont formés suite à des supernovae. Liu Jifeng, professeur de l’Observatoire astronomique Chinois et chargé de l’étudier précise : « Nous pensions que les étoiles très massives, dont la composition chimique est typique de notre galaxie, devaient répandre la majeure partie de leur gaz dans de puissants vents stellaires lorsqu’elles approchent de la fin de leur vie. » C’est la raison pour laquelle elles ne laissent pas de trou noir aussi massif. La masse des trous noirs de type stellaires ne dépasse en effet normalement pas 50 ou 60 fois celle du Soleil. Les astronomes ne savent donc pas encore expliquer l’existence de LB-1.

Un nouveau défi pour les théoriciens

« Cela signifie que nous avons affaire à un nouveau type de trou noir, créé par un autre mécanisme physique » explique David Reitze, chercheur au California Institute of Technology, rapporte Le Parisien. Les théoriciens du monde entier vont devoir se pencher sur le mystère de la création de LB-1. Découvert à l’aide du télescope LAMOST, par une équipe internationale, ce dernier se trouve à 15 000 années-lumière de la Terre. David Reitze précise que les astronomes « commencent tout juste à comprendre l’abondance des trous noirs et les mécanismes de leur formation. » En avril dernier, et pour la première fois dans l’Histoire, huit télescopes avaient permis de capturer l’image d’un trou noir.