Coronavirus : les autorités de santé américaines craignent le pire

politique

Par Felix Gouty le

Alors que l’épidémie de pneumonie virale de SRAS-CoV-2, due au coronavirus COVID-19, s’apprête à devenir officiellement une pandémie, les autorités de santé américaines craignent que la situation n’empire aux États-Unis.

Times Square à New York.
Crédits : @ahundt via Pixabay.

Non, les États-Unis ne sont pas l’abri de leur propre épidémie locale de coronavirus COVID-19. Outre la Chine et le Diamond Princess, bateau de croisière immobilisé au large du Japon, l’épidémie de pneumonie virale de SRAS-CoV-2 semble avoir bourgeonné au nord de l’Italie, en Iran et en Corée du Sud. Ces bourgeons locaux se sont formés après l’augmentation soudaine du nombre de transmissions entre des personnes ne provenant pas ou n’ayant pas été en contact avec des personnes venant de la région de Hubei, où se situe la ville de Wuhan, foyer du virus. De ce fait, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) semble être à deux doigts de qualifier officiellement la maladie de pandémie. Les États-Unis ne recensent actuellement qu’une cinquantaine de cas, mais les autorités de santé craignent que ce chiffre n’augmente “méchamment”. L’agence fédérale de santé publique, le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), s’est récemment exprimé sur ses inquiétudes concernant une détérioration possible de la situation actuelle sur le territoire américain.

“Nous nous attendons à l’installation d’une transmission locale dans le pays, a déclaré de manière très directe Nancy Messonnier, directrice du Centre national pour l’immunité et les maladies respiratoires du CDC. La question n’est plus de savoir si ça va arriver, mais quand, et à quel point cette propagation sera grave. Nous voulons que les citoyens américains se préparent à ce que la situation s’empire.” Elle ajoute que le gouvernement devrait faire en sorte que ces derniers puissent appréhender le fait que l’épidémie interrompt leur vie quotidienne. Si ce scénario se produit, “les établissements de santé risquent d’être rapidement surchargés par un nombre élevé d’hospitalisations et de décès et d’autres services, comme le maintien de l’ordre ou les transports publics, devraient être affectés.” Gizmodo souligne aussi que le CDC n’aurait pas eu l’occasion de tester beaucoup de personnes : seule une centaine de tests de détection auraient été effectués depuis le recensement des premiers cas. De plus, certains kits de détection du CDC seraient défectueux. Certains cas inconnus pourraient donc circuler dans la nature. En conséquence, Donald Trump, a récemment demandé au Congrès un financement exceptionnel de 2,5 milliards de dollars pour lutter contre l’épidémie.

Source: Gizmodo