Une pétition réclame la fermeture de Pornhub

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Par Olivier le

Pornhub fait actuellement l’objet d’une pétition qui met en lumière la face sombre du célèbre site de vidéos pour adultes.

La pétition, créée sur Change.org par Laila Mickelwait, repose sur une affaire particulièrement sordide. 58 vidéos de viol et d’abus sexuel d’une jeune fille de 15 ans ont été mises en ligne sur Pornhub sans que la modération du site n’y trouve à redire. L’auteur des faits, présent sur certaines des vidéos, a finalement été retrouvé par la police, et il va devoir rendre des comptes à la justice.

Le million de signatures en approche

Il y a aussi l’affaire de GirlsDoPorn, une société qui a contraint 22 femmes à réaliser des actes sexuels devant une caméra. Les vidéos se sont retrouvées sur Pornhub, tandis que les victimes ont fini par obtenir des dommages et intérêts de 12,7 millions de dollars. Le propriétaire de GirlsDoPorn s’est enfui en Nouvelle-Zélande pour éviter les foudres de la justice américaine.

La pétition explique que Pornhub est complice du trafic d’êtres humains et de mineurs. La plateforme aux 42 milliards de visites et aux 6 milliards de vidéos uploadées chaque année est accusée de n’avoir pas mis en place de système de vérification de l’âge ni de consentement des personnes qui apparaissent dans les vidéos. Pour verser du contenu sur Pornhub, il suffit d’une adresse e-mail. Et pour obtenir un profil « Vérifié », il faut simplement uploader une photo de soi tenant un papier avec son nom dessus.

La jeune fille violée avait un profil vérifié… Avec près de 800.000 signatures, La pétition n’est plus très loin de son objectif d’un million de paraphes. Dans une déclaration relayée par les médias américains, Pornhub assure de sa volonté de combattre et d’éradiquer tout contenu illégal, y compris les actes sexuels non consensuels et impliquant des mineurs.

Le site a mis en place des garde-fous comme une équipe de modérateurs humains qui vérifient chaque vidéo uploadée, assure-t-il. Pornhub emploie également des technologies comme PhotoDNA de Microsoft et CSAI Match de YouTube qui aident à repérer les images d’exploitation sexuelle des enfants.