Les États-Unis ciblent désormais China Telecom

Sécurité

Par Olivier le

Après Huawei, les États-Unis ont pris China Telecom comme cible. La Maison Blanche reproche à l’opérateur mobile de travailler en sous-main pour le compte de Pékin.

 

Image : Pete Linforth, Pixabay
Image : Pete Linforth, Pixabay

L’épidémie de coronavirus n’empêche pas l’administration Trump de poursuivre ses attaques contre les entreprises chinoises. Huawei est toujours dans l’incapacité d’utiliser des technologies américaines, et cette fois c’est China Telecom qui est dans le collimateur des États-Unis. L’opérateur, véritable mastodonte du secteur, est détenu à plus de 70% par l’État chinois. Par le biais de sa filiale américaine, il fournit des services internationaux de et vers les États-Unis.

Accusations d’espionnage

Ce jeudi, le ministère américain de la Justice a demandé au FCC, la commission fédérale chargée de la régulation des télécommunications, de retirer à l’opérateur son autorisation d’exercer ses activités aux États-Unis. Une question de « sécurité nationale et de sécurité publique », a expliqué le procureur général William Barr.

Washington soupçonne le gouvernement chinois d’exercer une influence dans le fonctionnement de l’opérateur, ce qui est aussi un reproche contre Huawei. Les pratiques en matière de sécurité informatique, ainsi que des déclarations inexactes (notamment sur l’emplacement de documents américains) sont également interrogées par la Maison Blanche.

La demande est aussi motivée par des accusations d’espionnage économique et de perturbation des réseaux américains de télécoms par l’entreprise chinoise. Pour Pékin, cette restriction de l’activité de China Telecom aux États-Unis est présentée comme une nouvelle manière de politiser des questions d’ordre commercial. Le gouvernement rappelle aux États-Unis les règles de l’économie de marché et exige la fin de « l’oppression injustifiable des entreprises chinoises ».

La situation ne semble donc pas s’arranger entre les deux super-puissances, déjà embarquées dans une guerre commerciale très coûteuse.

Source: ZDnet