La danse de l’étoile valide la théorie de la relativité générale d’Einstein

Espace

Par Olivier le

Einstein avait raison ! Une fois encore, serait-on tenté de dire. Le Very Large Telescope de l’ESO a observé la danse d’une étoile en orbite autour d’un trou noir supermassif présent au cœur de la Voie lactée. Ces mouvements confirment la théorie de la relativité générale d’Einstein.

Image : ESO
Image : ESO 

L’orbite de cette planète prend la forme d’une rosette, et non pas d’une ellipse comme le prédisait pourtant la théorie de la gravitation de Newton. Ce mouvement, observé pour la première fois avec l’orbite décrite par Mercure autour du soleil, valide la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein : celle-ci prévoit que les orbites liées d’un objet autour d’un autre ne sont pas fermées.

Une rosette, pas une ellipse

La nouvelle observation confirme donc les calculs d’Einstein. Le téléscope de l’Observatoire européen surveille depuis 30 ans Sagittarius A, un trou noir géant situé à 26.000 années lumière de notre soleil. L’endroit est un amas stellaire intense, qui offre un laboratoire unique pour tester les lois de la physique dans des conditions de gravité extrêmes et inexplorées.

L’étoile S2 s’approche de Sagittarius A à une distance inférieure à 20 milliards de kilomètres : c’est 120 fois la distance entre la Terre et le soleil, et c’est aussi l’une des étoiles dont l’orbite la rapproche le plus de ce genre de « monstre céleste », comme le qualifie l’ESO. S2 fait le tour du trou noir en 16 années seulement.

Image : ESO
Image : ESO

L’étude de l’orbite de S2 autour de Sagittarius A a aussi permis aux scientifiques de mieux connaître l’environnement du trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie : quantité de matière invisible, distribution de matière noire, et même présence de trous noirs de taille inférieure aux côtés de Sagittarius A.

« Ce champ d’investigation présente un intérêt certain pour notre compréhension de la formation et de l’évolution des trous noirs supermassifs », explique deux des scientifiques français du projet, Guy Perrin et Karine Perraut.

Source: ESO