Un drone contrôlé par les mouvements du bras

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Par Olivier le

Il ne sera bientôt plus nécessaire d’utiliser une télécommande pour contrôler un drone. Un laboratoire du MIT a développé un système permettant de piloter un drone… avec les muscles du bras.

Image : MIT
Image : MIT

Le Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory (CSAIL) du MIT a imaginé et développé une technologie qui rapproche un peu plus le pilote de son drone. Fini de s’embêter avec une télécommande : l’appareil volant se contrôle au moyen de gestes analysés par un ensemble de capteurs posés sur les muscles du bras.

Les machines s’adaptent aux hommes

Le système, baptisé Conduct-A-Bot, ouvre « un monde dans lequel les machines qui aident les gens à accomplir des travaux physiques et cognitifs s’adaptent aux personnes plutôt que l’inverse », explique Daniela Rus, directrice du CSAIL. Pour y parvenir, l’utilisateur doit porter sur les biceps et triceps ainsi que sur l’avant-bras des capteurs de mouvements et d’électromyographie, une technique médicale pour étudier les nerfs et les muscles.

Des algorithmes prennent ensuite le relais pour traiter les signaux provenant des gestes du pilote, le tout en temps réel et sans avoir besoin d’une étape de calibration au préalable. Conduct-A-Bot peut être utilisé dans de nombreux scénarios, par exemple pour naviguer dans une interface sur des appareils électroniques ou encore pour superviser des robots autonomes. Mais pour donner une idée du potentiel de cette technologie, le CSAIL a jumelé son système à un drone (le Bebop 2 de Parrot).

En détectant les mouvements du pilote (rotation, bras tendu, poing serré…), le drone se dirige à droite, à gauche, en haut ou vers le bas. Il peut aussi s’arrêter et opérer une rotation. Dans les tests réalisés par le labo, le drone obéit correctement à 82% des ordres donnés par l’utilisateur (sur un total de 1.500 gestes).

Au-delà des drones, cette technologie pourrait être utilisée pour contrôler à distance des robots d’assistance, pour des tâches industrielles (soulever des objets lourds par exemple), ou encore pour l’exploration de lieux inconnus. Ce système tombe en tout cas à pic dans un contexte de distanciation sociale rendue nécessaire par l’épidémie de coronavirus.

Source: MIT