Ennio Morricone est mort : cinq morceaux en hommage au maestro

Cinéma

Par Antoine Gautherie le

Ennio Morricone, le maestro de la musique de film, s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi. Il laisse derrière lui un héritage gargantuesque qui s’étend sur plus de 70 ans de carrière et comprend une flopée de morceaux légendaires, l’occasion de vous proposer cinq de ses œuvres parmi les plus mémorables.

Clint Eastwood dans Le bon, la Brute et le Truand, dont la bande-son signée Morricone restera dans la légende. © Produzioni Europee Associati, Arturo González Producciones Cinematográficas et Constantin Film Produktion

Le compositeur italien Ennio Morricone, figure légendaire de la musique de film, est mort à l’âge de 91 ans, dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 juillet, annonce l’agence de presse transalpine Ansa. L’immense maestro s’est éteint entouré de ses proches dans une clinique de Rome, où il était hospitalisé à la suite d’une fracture du fémur. Surtout connu pour ses collaborations avec le réalisateur Sergio Leone, il occupera désormais une place monolithique dans les mémoires de tous les amateurs de western spaghetti, mais également de cinéma et de musique en général. Il possède son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, un Oscar d’honneur « en reconnaissance de ses contributions magnifiques et multiples à l’art de la musique de film », et un Oscar de la meilleure musique de film pour Les Huits Salopards. L’occasion de rendre hommage à l’un des compositeurs de film score les plus géniaux et prolifiques à avoir jamais parcouru notre planète. Piocher dans la bande-son pléthorique de plus de 400 films n’est pas chose aisée, mais nous vous proposons tout de même un petite liste de cinq bandes-son qui ont marqué sa carrière. Ciao, maestro !

5 – Chi Mai 

Le premier morceau de notre liste, a été utilisé dans plusieurs long-métrages dont Le Professionnel, avec Jean-Paul Belmondo (1981). Cet air bien connu aux violons lancinants, classé Disque d’Or en France, a une autre particularité : son nom est aussi celui de la communauté en ligne du compositeur.

4 – Cinema Paradisio

Un autre bijou servi par une bande-son exceptionnelle, Cinema Paradisio raconte une histoire de nostalgie et de cinéma ancrée dans la pittoresque Italie des années 1980. L’une des plus belles réalisations du compositeur, et une belle occasion de se rappeler qu’il ne se cantonnait pas à la musique de western.

3 – Il était une fois dans l’Ouest

Si Il Était Une Fois dans l’Ouest et son duel final font office de référence incontournable du western spaghetti, c’est en grande partie grâce à l’orchestration magistrale du génie italien et à cet inoubliable air d’harmonica, qui participe largement à donner son intensité grandiose au film.

2 – Pour une poignée de dollars 

Cet autre incontournable du western spaghetti, le tout premier delà légendaire Trilogie du dollar de Serio Leone, se démarque en partie grâce à l’une des bandes-son les plus fabuleuses de l’histoire du cinéma. On pourrait même considérer que cet air sifflé, reconnaissable entre mille, fait désormais partie intégrante de l’imagerie associée à l’Ouest américain.

1 – Ecstasy of Gold – Le bon, la Brute et le truand

Autre chef d’œuvre intergénérationnel dont nous aurions pu citer l’intégralité de la bande-son, Le Bon, la Brute et le Truand regorge de morceaux tous plus magistraux et poignants les uns que les autres. Mais parmi eux, il en est un que chacun a déjà entendu, même sans être capable de le nommer : The Ecstasy of Gold, un air d’une puissance rare, digne conclusion de la Trilogie du Dollar, chef d’œuvre de Leone. Frissons garantis, avec un air qui respire les grands espaces du Wild Wild West comme jamais.