TikTok pourrait être vendue pour rassurer les États-Unis

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Par Julie Hay le

Pour rassurer la Maison Blanche et éviter de connaître le même destin qu’en Inde, TikTok envisage d’être vendue à des investisseurs américains. General Atlantic et Sequoia Capital se sont déjà montrés très intéressés.

Crédits : Kon Karampelas on Unsplash

Les foudres de Donald Trump et son administration se sont, à de nombreuses reprises, abattues sur TikTok. Le réseau social chinois, consacré au partage de courtes vidéos, est accusé par le gouvernement américain d’espionnage mais aussi de censure pour le compte de Pékin. Au micro de Fox News, Mike Pompeo, le secrétaire d’état américain, avait annoncé “réfléchir activement” à bannir TikTok. Son usage est déjà interdit dans les administrations américaines depuis mars dernier. TikTok avait ensuite promis d’ouvrir un centre de modération à des observateurs extérieurs pour rassurer la Maison Blanche. Des experts extérieurs à l’entreprise chinoise vont ainsi pouvoir observer les mesures de modération et de signalement pratiquées par la plateforme, en particulier sur la question de la censure. Pour éviter de connaître le même destin que l’application en Inde, où elle est interdite depuis quelques semaines, le réseau social a aussi débauché une équipe de 35 lobbyistes pro-TikTok pour nouer des liens étroits avec l’administration de Donald Trump, selon Le New York Times.

Être racheté pour prospérer

Aujourd’hui, selon un article de The Information (relayé par The Next Web), des investisseurs américains envisageraient de racheter la société-mère de TikTok pour en prendre le contrôle. General Atlantic et Sequoia Capital se sont d’ores et déjà montrés très intéressés. Il faut dire que le succès retentissant de l’application n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le 30 avril, la plateforme comptabilisait déjà 2 milliards de téléchargement dans le monde. Cependant, avec Facebook qui reprend le modèle à succès de l’application, il faudra s’assurer d’inscrire le succès dans la durée. Le fondateur et PDG de Bytedance avait d’ailleurs confié être ouvert à cette idée, si cela “est ce qu’il y a de mieux pour l’avenir de l’application”. Reste à voir si la vente aura lieu et si cela servira à rassurer Washington, pour l’instant plus enclin à bannir l’application de son territoire.