Virgin Galactic développe un nouvel avion supersonique

Espace

Par Olivier le

Depuis la retraite du Concorde en 2003, aucun constructeur ne s’était lancé sérieusement dans la conception d’un nouvel avion de ligne supersonique. Virgin Galactic relève le défi !

La compagnie spatiale créée en 2004 par Richard Branson a dévoilé cette semaine un ambitieux projet d’avion supersonique encore plus rapide que Concorde. Alors que le mythique avion franco-britannique pouvait filer à Mach 2,04 (soit 2.180 km/h), celui de Virgin atteindra Mach 3, autrement dit 3.700 km/h.

Un avion qui file à Mach 3

Ce projet, qui n’a pas encore de nom, est développé en partenariat avec Rolls-Royce, qui fournit des moteurs à l’industrie aéronautique. Virgin Galactic imagine que ce nouvel avion supersonique pourra servir à transporter des passagers sur des lignes commerciales longue distance, à l’image de Concorde là encore. Le futur avion doit être en mesure de décoller (et d’atterrir) depuis n’importe quel aéroport international dans le monde.

Ce prérequis est indispensable pour ne pas restreindre la capacité commerciale de l’appareil. L’A380, le gros porteur d’Airbus, nécessitait des infrastructures spécifiques (des pistes plus longues, notamment) ; par conséquent, il ne pouvait pas se rendre n’importe où… « La philosophie de conception de l’avion vise à rendre les voyages à grade vitesse pratiques, durables, sûrs et fiables, tout en faisant de l’expérience client une priorité absolue », explique Virgin Galactic.

L’avion supersonique aura une capacité allant de 9 à 19 voyageurs. C’est bien moindre que Concorde, qui pouvait transporter jusqu’à 128 passagers ! Autant dire que les prix des billets chez Virgin risquent d’être hors de portée du commun des mortels (c’était déjà le cas sur Concorde). Néanmoins, le constructeur prévoit d’intégrer les technologies de son avion supersonique dans des appareils plus « grand public ».

On n’est pas près d’apercevoir cet avion dans le ciel, cependant. Rien n’est encore construit, Virgin et Rolls-Royce en étant aux débuts de la conception de l’engin. Les deux partenaires doivent déjà trouver les matériaux qui sauront résister à une telle vitesse, à mettre au point les solutions de gestion de la chaleur, du bruit et des émissions de CO2 d’un tel avion. Sans oublier le modèle économique d’une telle solution. Des problèmes sur lesquels a aussi buté Concorde…