Pour développer une peau électronique, ces chercheurs ont été inspirés par Star Wars

Robots

Par Olivier le

Dans un futur peut-être proche, les prothèses permettront aux humains de sentir les objets comme s’ils les touchaient avec leur propre peau. Des chercheurs de l’université nationale de Singapour ont mis au point une « peau électronique » très proche de son modèle organique.

Recréer le sens du toucher avec de l’électronique et des algorithmes, c’est l’exploit réalisé par une équipe de chercheurs à Singapour, qui ont développé une peau synthétique reproduisant les sensations tactiles de la vraie peau. Baptisé ACES (pour « peau électronique codée asynchrone »), cet appareil intègre plus de 100 capteurs dans un espace d’un centimètre carré.

Les mêmes sensations que la peau normale

Cette peau synthétique est en mesure de reconnaitre de 20 à 30 textures différentes, par exemple la douceur d’une boule anti-stress ou la dureté du plastique. Elle peut même lire les lettres en Braille avec une précision de 90%. « Les humains ont besoin de glisser leurs doigts sur une surface pour en sentir la texture », explique un chercheur. « Avec notre peau, il suffit d’un simple touché pour détecter une texture avec différentes rugosités ».

Cet appareil a de l’avenir dans les prothèses, qui permettront aux utilisateurs de ressentir la chaleur et les sensations de ce qui est doux, de ce qui est dur, et de tout les objets qui se trouvent entre les deux ! Selon Benjamin Tee, qui a supervisé le développement de l’algorithme d’intelligence artificielle du produit, l’idée de cette peau électronique est issue de… Star Wars !

À un moment donné, et sans vouloir trop spoiler ce que tout le monde sait de toute manière, Luke Skywalker perd sa main droite. Elle est remplacée par une main robotique, sans que le Jedi perde les sensations tactiles de sa main. La technologie développée par ces chercheurs a toutes les chances de rencontrer le succès, et même si elle est encore au stade expérimentale, elle suscite déjà beaucoup d’intérêt dans la communauté médicale.

Source: Reuters