Un des créateurs du dogecoin envoie bouler les cryptomonnaies

Crypto

Par Olivier le

Jackson Palmer, le cocréateur du dogecoin, jette un pavé dans la mare contre… les cryptomonnaies ! Selon lui, c'est une technologie « hyper capitaliste » qui enrichit ceux qui le sont déjà, et appauvrit tous ceux qui sont tombés dans ce mirage.

© KNFind de Pixabay

En 2013, Jackson Palmer et Billy Marcus créaient le dogecoin, une cryptomonnaie imaginée en réaction à la folie qui sévissait (c’est toujours le cas) autour du bitcoin. Ils ne pensaient pas, à l’époque, que leur blague allait être prise au sérieux, notamment par Elon Musk qui s’y réfère souvent… Et dont les tweets contribuent à faire grimper la cote du dogecoin.

Plaidoyer contre les cryptos

En fait, le dogecoin fait maintenant partie des dix cryptomonnaies les plus en vogue actuellement. Mais cela ne fait pas les affaires de Palmer, qui dans un fil Twitter, assassine complètement le principe même des cryptomonnaies, une technologie « hyper capitaliste », « de droite », construite d’abord et avant tout pour « amplifier la richesse de ses partisans en combinant évasion fiscale, surveillance réglementaire réduite et un principe de rareté artificiel ».

Malgré la décentralisation inhérente aux cryptomonnaies, cette industrie est « contrôlée par un puissant cartel d’individus riches qui, avec le temps, ont intégré parmi eux les institutions liées au système financier centralisé qu’elle devait remplacer ». Pire, l’industrie de la crypto s’appuie sur un « réseau de relations commerciales louches, d’influenceurs achetés et de médias complices » pour perpétuer le modèle traditionnel qui permet à quelques uns de concentrer l’essentiel de la richesse.

Jackson Palmer pointe du doigt le mirage du « devenir riche rapidement » qui n’a été imaginé que pour subtiliser de l’argent aux personnes financièrement aux abois et naïves. Les cryptomonnaies exploitent le pire du système capitaliste moderne (corruption, fraude, inégalités) et, grâce à des techniques logicielles, limitent l’intervention des États qui protègent l’individu moyen, selon lui.

Un plaidoyer impressionnant contre les cryptomonnaies donc, qui va sans doute provoquer des remous dans l’industrie et, espérons-le, faire réfléchir ceux qui voulaient se lancer avec l’espoir de devenir riche en claquant des doigts.