Les IA conversationnelles ont le vent en poupe. Depuis quelques mois, les logiciels de création de texte sont partout, et polluent déjà l’Internet mondial. Il faut dire qu’en plus d’être particulièrement productifs, ces robots intelligents sont aussi capables de créer de (presque) toutes pièces des textes plus vrais que nature, parfois très difficiles à différencier d’une production humaine.
Face à ces nouveaux outils, les utilisations se multiplient. Et sans surprise, ce sont les étudiants qui sont les premiers à en profiter. Avec un style souvent très académique, presque scolaire, l’IA de ChatGPT s’impose comme un gain de temps précieux pour les élèves. Et ses performances sont telles que l’outil inquiète jusqu’au corps professoral.
L’outil de triche parfait ?
Si le chatbot d’Open AI peut parfois donner lieu à des erreurs absurdes, l’outil reste suffisamment bluffant pour apporter un début de raisonnement clair et construit sur une grande variété de sujets. De quoi inquiéter les enseignants, qui se retrouvent complètement démunis face aux performances de ChatGPT. Les outils de détection de triche se contentent pour le moment de repérer les copier-coller provenant de sites référencés. Or, les chatbots basés sur l’IA ne se contentent plus de copier : ils s’inspirent et innovent pour créer des textes totalement inédits, et donc théoriquement indétectables.
Un bond en avant technologique qui inquiète. Pour le moment, ChatGPT est relativement limité, et ses tournures de phrases sont trop pauvres pour faire réellement illusion. Quand on constate les progrès récents et exponentiels réalisés par l’outil, on peut cependant imaginer que les capacités d’Open IA ne vont cesser de croître dans les mois et les années à venir. Reste qu’en marge de ses tournures de phrases, il y a un domaine sur lequel ChatGPT peine encore à duper son monde : les sujets d’actualité.