Le code de la route japonais autorise désormais les robots à livrer partout dans le pays. C’est un enjeu majeur, alors que les secteurs de la livraison et des transports manquent de main d’œuvre. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant : la population vieillit en effet, près d’un tiers des Japonais ont 65 ans et plus, et bon nombre d’entre eux vivent dans des zones mal desservies par les services de livraison.
Les robots ont droit de cité
Les jeunes sont donc de moins en moins nombreux à prendre des emplois de livreurs, et dans le même temps les commandes en ligne connaissent une forte progression depuis la crise sanitaire. La solution passe en partie par les robots, d’où cette autorisation des autorités japonaises qui est assortie d’une condition : la vitesse maximale de ces robots ne peut pas dépasser les 6 km/h.
Et pour la sécurité, des questions restent en suspens. Certains experts craignent que des robots descendent soudainement du trottoir, ce qui pourrait provoquer des accidents sur la route. Néanmoins, des garde-fous sont mis en place par les constructeurs. Chez Panasonic par exemple, un centre de contrôle (avec des humains) surveillent les allées et venues des robots. En cas de problème, non seulement le livreur robotique doit s’arrêter, mais des opérateurs humains peuvent se rendre rapidement sur place.
Néanmoins, les robots de livraison ne sont pas encore prêts à envahir les villes et les campagnes japonaises. Des expérimentations sont menées ici et là et les données recueillies permettront d’améliorer la technologie. À terme, il est cependant très probable que ces robots trouveront une place dans la société nippone. Et peut-être ailleurs, car ce défi démographique va toucher d’autres pays.