Comme en 2023, cette année s’annonce chargée en sorties de jeux vidéo. Des titres attendus depuis des années vont enfin voir le jour. C’est le cas de Skull and Bones, le jeu de piraterie développé par Ubisoft dont la date de sortie est prévue pour le 16 février prochain. Les joueurs ont pu mettre la main dessus plus tôt grâce à l’open bêta qui s’est déroulée du 8 au 11 février inclus. C’était l’occasion pour les potentiels clients de tester gratuitement le jeu avant de se faire un avis définitif.
Si l’opération s’est dans les grandes lignes très bien déroulée, le patron d’Ubisoft en a profité pour prendre la parole sur le modèle économique du titre et sur ses intentions. Yves Guillemot, PDG de l’entreprise, déclare que le prix de Skull and Bones est tout à fait justifié. Il rebondit en réalité sur les critiques des utilisateurs, mais aussi des investisseurs, qui pensent que le système de jeu aurait eu tout à gagner à passer en free-to-play. À la place, ses éditions classiques sont affichées aux prix de 59,99€ pour la digitale et 79,99€ pour la physique. L’édition Premium se situe elle à 89,99€.
Ubisoft invente les jeux AAAA (oui, il y en a quatre)
C’est lors d’une conférence téléphonique que le patron donne son avis sur l’avenir de Skull and Bones. Il explique aux investisseurs que “c’est un très grand jeu, et nous pensons que les gens vont vraiment voir à quel point ce jeu est vaste et complet. C’est un jeu vraiment complet, triple… quadruple-A, qui tiendra ses promesses sur le long terme.”
Par complet, il entend bien évidemment la possibilité de faire des batailles navales avec ses amis, contre les joueurs du monde entier, mais aussi la personnalisation des navires, des pirates ou encore les quêtes épiques qui formeront l’histoire du titre. Au vu du nombre d’années qu’il aura fallu pour le développer, il a pour vocation de durer dans le temps, il se place donc dans la catégorie des jeux service. Il bénéficiera de mises à jour de contenu régulières, mais aussi de micro transactions permettant d’engranger des revenus supplémentaires à la vente initiale du jeu.
Ubisoft est bien connu pour ce modèle économique hybride, ramenant les méthodes des jeux free-to-play dans des AAA déjà assez chers à l’achat. Cela a toujours été un gros désavantage pour les joueurs. Ici plus qu’avec n’importe quel Assassin’s Creed, la structure de Skull and Bones se prête encore moins à un prix aussi élevé de base quand autant d’efforts sont déployés pour récolter des revenus sur le long terme.
Reste à voir ce qu’en pense les joueurs
Pour le moment, Metacritic n’a pas ouvert sa notation puisque le jeu n’est pas sorti, on ne peut donc que se fier au retour des joueurs sur les réseaux pour prendre la température. Comme à chaque sortie du studio, les avis sont mitigés. Certains reprochent au jeu d’être trop répétitif tandis que d’autres se plaignent des graphismes “datés” (peu ou proue les mêmes critiques que pour le Starfield de Bethesda). Il faudra attendre encore quelques jours pour en avoir le cœur net.